Cet homme valait mieux que tous ses ennemis ensemble ; mais je n'ai jamais approuvé ni les erreurs de son livre, ni les vérités triviales qu'il débite avec emphase. J'ai pris son parti hautement, quand des hommes absurdes l'ont condamné pour ces vérités mêmes.
(Voltaire - l'Encyclopédie)

dimanche 10 octobre 2010

DSK : Le silence et les sondages


Il était incontournable de faire un article sur le Président du FMI, aujourdui.
Reconnu par tous les sondages, les experts politiques, et même par un grand nombre de socialistes comme l'homme qui peut faire tomber Sarkozy en 2012, Dominique Strauss-Kahn est une énigme cependant.
Ainsi, alors que tout le monde parle de sa candidature, de ses sondages, et de ses volontés pour la France de demain, l'homme reste dans un silence intelligent et, semble-t-il, de bon augure, au vue des sondages répétitifs qui le donnent grand gagnant devant les autres socialistes dans le cadre de la primaire du parti, mais aussi, loin devant Nicolas Sarkozy, dans le cas où ils s'affronteraient au second tour.
Et pourtant, l'ancien Ministre des Finances n'a jamais parlé d'une candidature en 2012. En tout cas, il n'a jamais affirmé qu'il y pensait, en se rasant où ailleurs.
Alors ? Comment ça marche ?
Nul ne le sait. Toujours est-il que le matraquage systématique dans les médias pour le présenter comme le sauveur de la France semble fonctionner.
Toutefois, il est un point qui pose encore problème à certains. C'est justement sa nomination à la tête de l'organe financier international. Celle-ci, vraisemblablement obtenue grâce à l'entremise du chef de l'Etat, peut peser lourd sur son début de candidature, si DSK se lance dans la bataille de la présidentielle.

jeudi 7 octobre 2010

Un nouveau candidat officiel à la primaire socialiste

Daniel Le Scornet, ancien président des Mutuelles de France, s'est déclaré mardi, rejoignant ainsi Manuel Valls et Christian Pierret dans la course à la primaire socialiste.
Dans une vidéo, parue sur Youtube, il présente son programme axé sur la jeunesse et l'avenir. Mais certains laissent déjà entendre que cette candidature n'est pas sérieuse.
D'ailleurs le débat fait rage, dans les rangs socialistes, sur la qualité des candidats qui peuvent se présenter.
Arnaud Montebourg avait annoncé dans son texte présentant la primaire, et la façon dont elle doit se passer, qu'un léger parrainage serait requis, afin d'éviter des candidatures trop nombreuses ou farfelues.
Or, on commence, depuis déjà plusieurs jours, à voir se dessiner l'idée que se font les socialistes des candidats sérieux (Dominique Strauss-Kahn, et Martine Aubry) et les autres.
Pourtant, Daniel Le Scornet affirme le sérieux de sa démarche, tout en envoyant une pierre dans le jardin des candidats considérés comme sérieux, mais qui ne se sont pas encore officiellement déclarés, les taxant d'hypocrisie : "Tout le monde y pense et personne ne se déclare !"
A vous de vous faire votre idée :

mardi 5 octobre 2010

Erratum au PCD

Le vice-président du Parti Chrétien Démocrate, qui avait annoncé l'autre jour que le parti présenterait une candidate autre que Christine Boutin à l'élection présidentielle a tenu à corriger ses propos, et dire qu'il s'était peut-être avancé en annonçant cela. Dont acte.

lundi 4 octobre 2010

Les choses se précisent au P.S.


Petites phrases, déclarations, intentions, les socialistes ne cessent ces derniers jours d'occuper la scène médiatique, chacun des candidats potentiels cherchant à se faire entendre, et à rappeler sa présence.
Ainsi, Ségolène Royal a déclaré qu'elle attendait le bon moment pour annoncer ou pas sa candidature. Elle a toutefois rappelé qu'elle ne se présenterait qu'après en avoir parlé avec la première secrétaire, et uniquement si un mouvement massif des militants la portait à le faire.
Dans le même temps, Laurent Fabius s'est présenté en "sage" du parti, et précisait que "lui mis à part", il ne voyait que Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn pour porter une campagne suffisamment forte face au candidat de droite.
Cette formule a le mérite de promouvoir son idée de "primaire de confirmation", qui aurait pour but de désigner le candidat socialiste parmi ceux qui ont déjà été choisis parmi tous ("un candidat sérieux" selon ses propres termes), mais aussi, de le placer, le cas échéant, lui aussi, comme un candidat possible pour le PS.

François Fillon ne sera pas candidat en 2012


Le Premier Ministre a annoncé, hier soir, dans une interview accordée à M6 qu'il ne sera pas candidat en 2012, estimant même l'idée d'une candidature de sa part comme "hors sujet".
Il en a profité pour réitérer son soutien au Président de la République, et rappeler qu'il était pour une nouvelle candidature Sarkozy pour 2012.
Rappelant la tâche difficile qui est la sienne aujourd'hui, François Fillon a donc décidé d'éviter l'écueil sur lequel Jacques Chirac, Edouard Balladur ou Lionel Jospin ont butés, eux mêmes premiers ministres, qui s'étaient lancés dans la course à l'Elysée depuis Matignon.
Il n'a toutefois pas dit qu'il ne le serait pas en 2017, élection pour laquelle Jean-François Coppé a montré son intérêt, mais a rappelé que "de l'eau aura coulé sous les ponts" d'ici là, et que la situation politique du pays pourrait être bien différente à ce moment là.

samedi 2 octobre 2010

Boutin et Mélenchon seront-ils candidats ?


Double annonce ce week-end, concernant l'échéance de 2012.
D'un côté, Franck Margain, le vice-président du PCD (Parti Chrétien Démocrate) a affirmé que Christine Boutin ne serait pas la candidate du mouvement pour la prochaine présidentielle. Il n'a pas exclu une candidature d'un représentant du PCD, voir même, plus exactement, d'une représentante, s'il faut en croire le conseiller régional d'Ile de France, mais celle-ci ne sera pas l'ancienne Ministre du Logement.
D'un autre côté, Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu'il se pourrait fort bien qu'il ne soit pas candidat pour le Front de Gauche. L'alliance entre le Parti de Gauche et le PCF cherche actuellement son candidat, mais, malgré les remarques de certains, Jean-Luc Mélenchon ne se considère pas comme "indispensable" dans l'élection. Les deux partis, qui ont présentés déjà un programme commun, devraient trouver prochainement une formule pour désigner leur candidat.

Vos votes : Pas de véritable unanimité !

Vos votes du mois sur le sondage de "blogelection2012" n'ont pas désignés de candidat en particulier.
Certes, le faible nombre de votants (5 seulement ce mois-ci), y est peut-être pour quelque chose.
Ainsi, Eva Joly, Pierre Laurent, Bruno Gollnisch, Nicolas Dupont-Aignan et Arnaud Montebourg recueillent, chacun, 1 voix, et donc 20 % des votes.
On notera toutefois la différence avec le précédent sondage, certains candidats n'ayant pas reçu de voix, cette fois (Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, Olivier Besancenot, Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen), et d'autres qui n'en avaient pas eu la dernière fois, qui apparaissent (Bruno Gollnisch, Nicolas Dupont-Aignan, Pierre Laurent, et Arnaud Montebourg).
Le nouveau sondage que nous mettons en place aujourd'hui sera peut-être plus déterminant. Vous pouvez votez jusqu'à la fin du mois d'octobre. Alors, à vos souris !

N'oubliez pas, en bas de page, nos deux autres sondages, pour désigner les candidats du PS et de l'UMP.