Cet homme valait mieux que tous ses ennemis ensemble ; mais je n'ai jamais approuvé ni les erreurs de son livre, ni les vérités triviales qu'il débite avec emphase. J'ai pris son parti hautement, quand des hommes absurdes l'ont condamné pour ces vérités mêmes.
(Voltaire - l'Encyclopédie)

vendredi 20 août 2010

Laurent Lenne, vrai candidat, ou plan média ?


L'ancien héros de l'émission de TF1, "Secret Story" a, en effet, annoncé qu'il serait candidat à l'élection présidentielle.
Connu pour avoir caché, durant la deuxième saison de l'émission de télé-réalité, le fait qu'il était prêtre anglican, Laurent Lenne a depuis sortie un disque et un livre, encore en vente.
Aussi est-on en droit de se poser la question : Vraie candidature ou plan média ?
Pour autant, il annonce bien être en train de préparer un clip vidéo pour les maires de France, et vouloir combattre les nombreuses inégalités de notre pays. Il a aussi fondé son propre parti, Croyance démocrate.
Qui sais, peut-être arrivera-t-il en finale cette fois !

Hulot fait des remous chez les écologistes indépendants


L'Alliance Ecologiste Indépendante a lancé mercredi, lors de l'ouverture de son université d'été à Guebwiller, un appel solennel à Nicolas Hulot pour qu'il soit le candidat unique des écologistes pour la prochaine présidentielle.
Fort d'une grande popularité acquise sur TF1 en présentant "Ushuaïa" et plus récemment "Ushuaïa Nature", et avec son long métrage "Le Syndrome du Titanic" dénonçant les excès de notre monde qui conduisent notre environnement à la catastrophe, Nicolas Hulot a surtout acquis une certaine importance politique lors de la dernière présidentielle, en faisant tout pour que les candidats engagés dans l'élection acceptent les termes de son "pacte écologique", soit un ensemble de mesures visant à respecter davantage l'environnement.
Mais cet appel n'est pas du goût d'une des branches de l'A.E.I., à savoir Génération Ecologie, qui reproche aux dirigeants de l'Alliance de ne pas les avoir avertis. De plus, eux préféreraient voir la nomination d'un membre de l'Alliance.
Enfin, Michel Verna, le porte-parole de Génération Ecologie dénonce surtout le choix de l'A.E.I., prétextant le retrait de la candidature de Nicolas Hulot en 2007, alors qu'il s'était engagé à mener le combat jusqu'au bout. Cela aurait fortement déstabilisé les électeurs et même les mouvements écologistes, et expliquerait, pour Génération Ecologie, les faibles scores enregistrés par les écologistes de tous bords lors de la précédente présidentielle.

Montebourg contre "un racisme officiel"


Arnaud Montebourg, invité de RTL ce matin, a fait savoir qu'il considérait l'amalgame fait entre les Roms et la délinquance comme un chemin dangereux sur lequel le président de la République et son gouvernement dirigent la France. Il répondait en cela aux propos du Ministre de la Famille, Nadine Morano.
Le député de Saône et Loire a dénoncé cette volonté de faire des Roms les responsables des malheurs des Français, la comparant à celle des années 1930, qui plaçait les Juifs comme bouc-émissaires des difficultés de la France d'alors.
"C'est une attitude dangereuse, irresponsable, condamnable et qui en plus ne règle rien !" a-t-il ajouté.
Pour Arnaud Montebourg, la France se dirige vers "un racisme officiel" qui risque de se muer en "une discrimination à l'échelle européenne" à l'encontre des Roms.

mercredi 18 août 2010

Il faut repenser la politique sécuritaire pour François Bayrou


L'ancien ministre de l'Education Nationale était ce matin l'invité de RTL. Il en a profité pour dire clairement ce qu'il pensait sur les deux sujets brûlants du moment : la sécurité et la réforme des retraites.
En ce qui concerne la sécurité du pays, François Bayrou a dit qu'il fallait totalement repenser la politique en ce domaine, notamment en repensant l'implantation des services de l'Etat sur le territoire, et pas seulement de la Police.
La criminalité doit être prise en amont, et cela doit faire partie d'une nouvelle éducation, selon le leader du Modem.
Il s'est montré très peiné de voir le Barnum médiatique et l'amalgame voulu par le Gouvernement entre criminalité et immigration. Ce discours là vise à chercher des électeurs, là où il n'y en a pas tant que ça, assenait-il.
Pour finir, s'il juge la réforme des retraites nécessaires, il a annoncé qu'il ne voterait pas en faveur d'une réforme injuste pour certains salariés, comme celle qui est prévue.

Vers un ticket Joly-Duflot pour Europe Ecologie ?


Selon la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, tout laisse à penser que l'ancienne juge d'instruction Eva Joly sera la candidate des Verts.
Consciente de ses possibilités, Cécile Duflot a dis qu'elle ne se sentait pas les épaules pour se lancer dans le combat que représente une présidentielle.
En revanche, elle imagine fort bien jouer le rôle de deuxième élément d'un ticket pour cette présidentielle.
Cette formule, en fait copiée sur le modèle électoral américain, où les grands électeurs choisissent aussi bien le candidat à la présidentielle que son futur vice-président, semble de plus en plus avoir d'adhérents parmi les politiques de notre cher pays.
Elle a l'avantage de ne pas reposer sur une seule tête, et donc d'ouvrir une plus large adhésion.
Pour exemple, lors de la dernière présidentielle américaine, les deux candidats ont choisis avec beaucoup de soin et de sens politique leurs colistiers. Barack Obama a choisit Joe Biden un homme blanc, plus âgé, et ayant une excellente connaissance des dossiers en matière de politique étrangère, rassurant ainsi son électorat qui voyait en lui un jeune noir, sans expérience internationale.
Même chose pour le sénateur John Mc Cain, homme âgé venant d'un état du Sud, et peu porté sur le lobby des armes, il fait appel à Sarah Palin, une jeune femme issue d'un état du Nord et qui défend les idées de la NRA (National Rifle Association).
Mais cette technique marchera-t-elle en France, où les électeurs sont habitués et attachés à la représentation nominale du chef de l'Etat ?

lundi 16 août 2010

Le discours de Grenoble divise au sein de la majorité


Lors de son fameux discours de Grenoble, Nicolas Sarkozy avait proposé que les personnes coupables d'actes de violence à l'encontre de policiers ou de personnes représentant une part de l'autorité républicaine soient démises de la citoyenneté française.
Ce discours a aussitôt fait réagir les opposants de tous bords, ce qui est logique.
Mais le plus fort est que les attaques viennent aussi de la majorité présidentielle. Sans compter l'opposition, logique elle aussi, de Dominique de Villepin, on notera les reproches émis par l'ancien Premier Ministre Alain Juppé, et l'ancienne ministre du Logement, Christine Boutin.
La question de la nationalité ne risque-t-elle pas de lancer plus tôt que prévu les premières salves d'une campagne présidentielle qui s'annonce à couteaux tirés au sein de l'U.M.P.?

Et si la décroissance était la nouvelle alternative politique ?


Déjà présents lors des européennes de 2009, le Parti pour la décroissance est né en 2007, à Lyon, crée par ce que l'on appelle des "objecteurs" de croissance.
Ces termes, surprenants, peuvent paraître barbares au premier abord, mais il s'agit bien d'un courant de pensée qui gagne du terrain.
Même si, au départ, il ne se veut pas politique, ce mouvement de la décroissance, a aujourd'hui pris la forme d'un parti, afin d'exister, et d'avoir une chance que ses idées se propagent et soient mises un jour en pratique.
De quoi s'agit-il ?
En fait, les défenseurs de la décroissance pensent que la société telle qu'elle existe et nous est imposée aujourd'hui pousse l'homme a être écrasé par le système, et donc nous mène vers une société de plus en plus déshumanisée, où l'argent et le profit dominent.
Afin de pouvoir lutter contre cet état de chose, les décroissants sont favorables aux systèmes non-monétaires (échanges sur la base d'une monnaie non officielle, trocs, etc...) et à des échanges plus proches et plus humains (développement de l'achat de produits frais directement auprès des producteurs locaux).
On ne sait encore si le mouvement présentera un candidat à la présidentielle, même si le nom de Paul Ariès est quelque fois évoqué, mais leur idée risque bien d'être entendue durant la campagne.