Cet homme valait mieux que tous ses ennemis ensemble ; mais je n'ai jamais approuvé ni les erreurs de son livre, ni les vérités triviales qu'il débite avec emphase. J'ai pris son parti hautement, quand des hommes absurdes l'ont condamné pour ces vérités mêmes.
(Voltaire - l'Encyclopédie)

lundi 10 janvier 2011

Eva Joly entame sa campagne


La député européenne a rencontré, à l'occasion d'une réunion interne, les principaux représentants du mouvement écologiste afin de définir les éléments de sa campagne, et aussi de prévoir celle à venir des cantonales.
Dans cette optique, Eva Joly va se montrer plus active, plus présente dans les médias, et aller à la rencontre des gens sur le terrain.
Mais cette réunion a été aussi l'occasion de clarifier l'image à donner à l'ancienne juge d'instruction. Trop souvent considérée par les médias et ses adversaires, comme une candidate fraîchement débarquée et peu au courant de la politique française, Eva Joly compte bien démontrer dans les prochaines semaines la réalité de son engagement pour les Français, et sa capacité à être au plus près de leurs aspirations.
Bien entendu, il a aussi été quelque peu question de la candidature de Nicolas Hulot, qui continue à réfléchir sur un éventuel engagement dans la présidentielle.
"La décision de Nicolas Hulot, je suis bien payée pour savoir qu’on peut l’attendre longtemps ! Eva Joly doit mener sa propre campagne sans attendre de savoir ce que fera Nicolas Hulot" a lancé Dominique Voynet. Une pique pour rappeler que l'ancien animateur de TF1 avait déjà laissé planer le doute sur sa candidature en 2007 avant de se retirer finalement.
Voulant présenter la différence de leur mouvement et de ses propositions dans la campagne face aux autres formations politiques, les dirigeants d'Europe Ecologie-Les Verts veulent axer cette campagne sur la justice au sens large, tant la justice sociale qu'économique.
Dans ce processus, Noël Mamère s'est particulièrement investis. Pour lui, il faut, plus que jamais, un candidat écologiste pour défendre les idées du parti dans la présidentielle. Mais pour réussir, il faut également obtenir une symbiose entre la candidate et les militants. Toutefois, Dominique Voynet tempère ces propos, en rappelant que les primaires du nouveau parti écologiste sont encore à venir.
Rappelons que le député Yves Cochet est également candidat.
Cette réunion prend place peu de temps après les propos de Gaby Cohn-Bendhit, frère de Dany, et membre de la direction du parti, qui proposait, face aux oppositions internes qui reparaissent au sein de sa formation, de conclure une alliance avec le Parti Socialiste, en vue de la course à l'Elysée.

dimanche 9 janvier 2011

François Hollande veut gagner en 2012


L'ancien premier secrétaire du Parti Socialiste a clairement donné sa vision d'un premier tour pour que celui-ci soit favorable à une victoire de la gauche. Reçu sur l'antenne d'Europe 1 à l'occasion du "Grand Rendez-Vous" du dimanche, il a déclaré que la gauche ne pouvait plus se permettre d'avoir cinq, six, voir sept candidats pour la représenter au premier tour.
"Si toutes les sensibilités partent comme cela, flamberge au vent, comme si de rien n’était, quel premier tour on se prépare ? On peut même être écarté du premier tour, c’est arrivé."
"Le mieux ce serait de n'avoir aucun candidat écologiste" a-t-il finit par lancer.
Pas sûr que cette phrase soit très bien perçue par les militants d'Europe-Ecologie-Les Verts.
Il a toutefois nuancé son propos, en proposant une alliance entre EELV et PS avant la présidentielle, alliance qui assurerait, selon lui, la victoire qu'il appelle de ses voeux.
Le député de Corrèze a laissé entendre qu'il était pleinement mobilisé pour atteindre cet objectif, mais qu'en ce qui concerne son éventuelle candidature aux primaires socialistes, il attendait d'abord d'être réélu président du conseil général de son département, avant de prendre une décision.

samedi 8 janvier 2011

Effets d'annonces...râtés !


La semaine a été riche en rebondissements. A l'heure du multimédia, tout va vite, très vite. Trop vite parfois, semble-t-il. Et puis, il y a aussi les journalistes politiques, qui tous, rêvent d'être les premiers à avoir l'annonce de candidature des principaux acteurs de la prochaine présidentielle.
Aussi cette semaine, à trois reprises, les médias ont annoncés des candidatures officielles, qui ont été aussitôt démenties.
Mercredi matin, dans l'émission de France 2, "Les 4 Vérités", le porte parole du Nouveau Centre, Jean-Marie Cavada, laisse entendre qu'Hervé Morin sera candidat.
"En l'état actuel de sa réflexion, il considère que le projet centriste doit être défendu à la présidentielle. Il sera donc candidat." a-t-il révéler à Roland Sicard.
Très vite contredit par les membres de son parti, le député européen a dû reconnaître peu après, sur le site internet de l'hebdomadaire "Le Point", que sa phrase pouvait être mal comprise, et qu'il n'émettait qu'un souhait, en disant cela. Pour lui, en tout cas, Hervé Morin était le candidat naturel du Centre.
Vendredi, c'est au tour du Monde. Dans ses colonnes, le quotidien annonce officiellement que la direction du PCF a décidé de soutenir la campagne de Jean-Luc Mélenchon, chef du Parti de Gauche. Et le sérieux journal en remet, en précisant qu'un accord aurait été passé entre les deux partis, laissant la présidentielle à Mélenchon en échange de candidatures exclusivement communistes aux prochaines cantonales, et législatives suivantes.
La direction du PCF a bien entendu démentis ces assertions, précisant que rien n'avait changé, et que la nomination du candidat de Front de Gauche aura lieu en juin, et respectera les règles en vigueur, et déjà prévues.
Enfin, vendredi soir, le journaliste du Point, Emmanuel Berretta, publie sur sa page Twitter que durant l'enregistrement de l'émission de Canal Plus, "Salut les Terriens !", qui sera diffusée ce soir, Dominique de Villepin, invité par Thierry Ardisson, aurait annoncé officiellement sa candidature à l'Elysée.
Vérification faites, il n'aurait que laissé entendre son intention.
Alors que le présentateur lui demande : "Allez vous être candidat en 2012 ?", celui-ci répond "Vous avez une bonne intuition."
Ces gaffes, ou précipitations sont en tout cas la preuve que la campagne pour 2012 est déjà engagée, et qu'aucun des candidats ne veut lasser passer sa chance d'être entendu dans les médias. Une effervescence qui montre aussi à quel point la course à l'Elysée risque d'être particulièrement vive.

jeudi 6 janvier 2011

La réponse de Stéphane Guyot : "Tout au long de la campagne électorale, [...]le PVB mettra en avant le problème du handicap dans la société."

Votre question sur le handicap est essentielle.

Je me permets de débuter ma réponse par une citation.

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

Cette citation tirée de l’article premier de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme montre, dans l’esprit, qu’il ne peut être fait aucune distinction entre une personne valide et une personne handicapée.

Malheureusement les faits nous ont habitué au contraire.

Quand on sait qu’1 Français sur 4 est touché, de manière plus ou moins lourde mais néanmoins concrète, d’incapacité ou de limitation d’activité, le problème du handicap, physique ou intellectuel, devrait être une priorité nationale car il est symbolique du "vivre ensemble" de notre société.

Le Parti du Vote Blanc entend mettre l’accent sur tout ce qui touche au respect et à l’intégration des personnes handicapées.

Cela passe tout d’abord par l’incitation et le renforcement de dispositifs destinés à faciliter la vie quotidienne et la vie professionnelle.

Accès aménagés systématiques à tous les services publics et toutes les administrations, mise en place de solutions de transport locales et prise en charge par les communes, obligations de mise à disposition de distributeurs automatiques de billets (DAB) accessibles en fauteuil dans les banques, intégration scolaire dès la petite école pour apprendre aux enfants dès le plus jeune age le droit au respect et à la différence.

Cela s’accompagne bien entendu par le renforcement des amendes en cas de défaillance à ces dispositions.

Alourdissement de l’amende pour les entreprises qui ne respecte pas le "quota" de personnes handicapées dans leurs effectifs salariés, retrait d’1 point sur le permis de conduire en plus des 135€ d’amende pour les automobilistes qui ne respectent pas les places handicapées ou encore renforcement des structures hospitalières aménagées pour une prise en charge médicalisée adaptée aux pathologies.

Tout au long de la campagne électorale et de manière très concrète, le PVB mettra en avant le problème du handicap dans la société en proposant notamment aux électeurs que les bulletins de vote de notre candidat soit imprimé en braille. Une mesure qui risque d’être coûteuse pour un petit mouvement comme le nôtre mais qui devrait être reprise sans difficultés par l’ensemble des candidats, assurés eux d’être remboursés par l’Etat.

Par ailleurs, nous nous sommes déjà engagés à reverser à des associations et autres œuvres caritatives telles que Handicap International, Médecins du Monde, Restos du Cœur, Enfance et Partage…l’intégralité des subventions et remboursements que nous pourrions obtenir en cas de succès à une élection. Des sommes qui s’élèvent par exemple à 1,66€ par voix obtenue aux élections Législatives.

Bien cordialement,

Stéphane GUYOT

mercredi 5 janvier 2011

Le "Che" pense sérieusement à 2012


Jean Pierre Chevènement, qui sort aujourd'hui un livre-programme "La France est-elle finie ?", a avoué penser sérieusement à se présenter à la prochaine présidentielle.
"En 2012, seul un homme providentiel pourrait défendre une véritable alternative de rupture avec le néolibéralisme" annonce-t-il. Et sans doute se voit-il bien dans ce rôle d'homme providentiel.
Si son parti, le Mouvement Républicain et Citoyen, a déjà annoncé ne pas vouloir participer aux primaires socialistes, l'ancien Ministre de l'Intérieur attend toutefois de voir quel(le) candidat(e) en sortira vainqueur avant de prendre sa décision.
Vraisemblablement, une candidature de Martine Aubry lui paraîtrait plus souhaitable que celle du Président du FMI.
D'ailleurs il renvoie Dominique Strauss-Kahn dos à dos avec Nicolas Sarkozy.
"Libre-échangistes, internationalistes et européistes, ils font partie de ceux qui ont fourvoyés les Français !" n'hésite-t-il pas à dire.
Il dénonce aussi les politiques menées depuis 30 ans, dans le domaine économique et sur la question européenne, notamment sur l'euro. Toutefois, il ne souhaite pas un retrait de la France de la zone euro, mais bien plutôt une redéfinition du système bancaire européen.

mardi 4 janvier 2011

Hervé Morin / Jean-Louis Borloo : l'union, mais à quel prix ?


L'ancien ministre de la Défense a réaffirmé aujourd'hui ce que l'on savait déjà, sa volonté d'unir le centre autour de sa formation politique : Le Nouveau Centre.
Il tient également à le faire en toute indépendance de l'UMP, de cela non plus, il n'a jamais fait mystère.
Mais dans son message adressé aux adhérents de son parti sur internet, il a dévoilé certaines difficultés liées à la présence dans le jeu de l'Ancien Ministre de l'Environnement. Car celui-ci, qui ne cesse de regrouper autour de lui les principaux représentants du centre, refuse toujours de quitter le giron du parti présidentiel.
Fier de l'indépendance de sa formation, Hervé Morin refuse de devoir abandonner, dans le cas d'une union avec les radicaux de Borloo, ses ambitions présidentielles, pour se raccrocher derrière le candidat de la majorité, en l'occurrence, et selon toute vraisemblance, l'actuel chef de l'Etat. Il doit d'ailleurs prochainement aller à la rencontre des radicaux pour leur exprimer sa volonté d'une union centriste indépendante.
Mais dans les rangs du Nouveau centre, certains voient déjà Borloo comme le cannibale, voir le fossoyeur de leurs idées, venu de l'UMP pour faire échouer la tentative de créer une alternative centriste dans la majorité.

Mélenchon veut unir...contre Strauss-Kahn


Le leader du Parti de Gauche, et qui est en course pour la nomination du candidat du Front de Gauche, a écrit sur son blog qu'il n'y aura "aucun rassemblement de la gauche possible pour faire la politique du FMI" en 2012.
En effet, le député européen se voit mal s'unir au second tour avec Dominique Strauss-Kahn dont les idées politiques sont trop éloignées des siennes.
"Comment vous comptez rassembler une majorité dans notre pays avec un homme dont le nom est le synonyme d'infinies souffrances sociales dans toute l'Europe" s'interroge-t-il.
Il est évident que la vision économique des deux hommes est radicalement opposée. Aussi Jean-Luc Mélenchon espère-t-il se rallier les franges les plus à gauche des socialistes.
Mais il ne s'arrête pas là. Il est question d'une rencontre avec le NPA, pour proposer aux troupes d'Olivier Besancenot de se joindre au Front de Gauche. Mais dans les rangs du parti anticapitaliste, on note un certain rejet de l'"homme de média" Mélenchon, qui ne correspond pas complètement aux attentes des militants.
De plus, la question du vote utile, pour éviter un nouveau 21 avril à la gauche, est bien ancrée dans les têtes des militants d'extrême-gauche. Or, aujourd'hui, jouer contre Strauss-Kahn, c'est peut-être ouvrir un peu plus le second tour à Marine Le Pen, ce qui n'arrange aucun mouvement de gauche.
Jean-Luc Mélenchon est d'ailleurs bien conscient de cet état de fait, mais ne désespère pas de créer une vaste unité autour de sa candidature.