Cet homme valait mieux que tous ses ennemis ensemble ; mais je n'ai jamais approuvé ni les erreurs de son livre, ni les vérités triviales qu'il débite avec emphase. J'ai pris son parti hautement, quand des hommes absurdes l'ont condamné pour ces vérités mêmes.
(Voltaire - l'Encyclopédie)

lundi 21 mars 2011

Lendemain de cantonales : retour sur les résultats


Sans vrai surprise, le Parti Socialiste l'a emporté. Sans vrai surprise l'UMP a dévissé. Sans vrai surprise, le FN s'est bien placé.
Il faut le reconnaître, même le chiffre de l'abstention, pourtant énorme, n'a rien pour surprendre, vu le contexte de désintérêt dans lequel ce premier tour des cantonales s'est tenu.
Comme prévu aussi, chacun essaye de surfer sur les résultats de cette soirée électorale. Marine Le Pen veut confirmer ces résultats encourageants pour son parti lors de la présidentielle de 2012. Jean-François Copé, quant à lui, a cherché à minimiser l'impact national d'une élection locale, même s'il est évident qu'un certain nombre d'électeurs ont voulus sanctionner la politique gouvernementale en votant ce dimanche.
Martine Aubry enfin, a clamé son rejet de l'attitude navrante des membres de la majorité, et la montée du Front National.
La surprise, il faut peut-être aller la chercher plus bas dans les résultats.
Ainsi la présence du PCF (allié dans certains cantons à d'autres formations, notamment le Parti de Gauche ou le NPA), réalise un score intéressant de 7,91 %. Il parvient ainsi à rejoindre les représentants d'Europe-Ecologie - Les Verts qui déçoivent fortement, en ne recueillant que 8,22 %. Enfin, le Modem semble bien mal en point, ne réunissant au niveau national que 1,22 %, en présentant près de 400 candidats sur le territoire.
Mais ces résultats sont contestés, notamment au sein du FN et du Modem, ces partis reprochant aux résultats présentés par le Ministre de l'Intérieur, de ne pas tenir compte que ces partis n'étaient pas présents dans la totalité des cantons qui renouvelaient leurs conseillers ce dimanche.

dimanche 20 mars 2011

"Faites dégager vos voitures, s'il vous plaît !"

Maxime Gremetz, déjà connu pour ses coups de gueule, a encore fait parler de lui cette semaine.
Lors d'une réunion, mercredi, sur la question du nucléaire japonais au Palais Bourbon, celui-ci a perturbé les débats en invitant certains députés, et les ministres présents dans l'Assemblée à déplacer leurs véhicules, qui, semble-t-il, gênaient le sien.
L'affaire, qui aurait pu être anodine, prend une tournure plus grinçante, car le député de la Somme, va revenir à la charge, et va forcer le président de l'Assemblée à interrompre la séance.
Lors de cette algarade, le candidat déclaré à la candidature du Front de Gauche s'en serait pris aux membres du personnel de l'Assemblée qui tentait de le calmer.
Pour le président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, l'incident mérite le dépôt d'une plainte pour "menaces contre des fonctionnaires, outrage et violences."
Décidément, l'ancien membre du PCF a bien des difficultés avec les automobiles. C'était déjà un problème de voiture qui l'avait fait condamné en 1998 (il avait pénétré dans le meeting du Président de la Région Picardie avec son véhicule).


Débat sur le nucléaire : Gremetz fait un... par publicsenat

vendredi 18 mars 2011

On vote dimanche ! Ah bon ???


Voilà ce qu'on n'a cessé d'entendre cette semaine, qui au bureau, qui dans la rue, ou bien encore dans les transports, ou aux abords des réunions d'associations.
En effet, ce dimanche se tient le premier tour des élections cantonales, qui sera dans certains cas, suivi d'un second tour dimanche prochain.
Mais qui semble s'en soucier ? Qui s'y intéresse ?
Pas grand monde en vérité. Les médias nationaux n'y consacrent guère de temps, l'actualité libyenne ou japonaise étant plus grave, et plus importante. Seules les éditions régionales de France 3 y consacrent un peu de leur temps.
Mais au niveau des électeurs, il est à craindre un laisser aller identique. Considérant cette élection comme peu importante au regard de la présidentielle de 2012, d'autant que les conseillers généraux qui seront élus lors de ce scrutin n'auront des mandats que d'une durée de trois ans, en raison de la réforme territoriale qui prévoit l'instauration des conseillers territoriaux en 2014, et bien, ces cantonales, tout le monde s'en désintéresse.
Et même ceux qui s'y intéressent, le font sans excès, déclarant que l'on s'attend, déjà programmé, à une nouvelle vague rose sur la plupart des cantons concernés dans l'hexagone.
Peut-être oublient-ils seulement une chose, ces observateurs endormis, c'est que la population qui va voter est celle qui est la plus en colère, et la plus revendicatrice. Il y a donc fort à parier que dans certains cantons, ce seront les candidats du Front de Gauche ou du FN qui rafleront les premières places. A force de croire aux sondages, on risque de laisser s'élever la tempête électorale.
Rendez-vous donc dimanche, dans votre bureau de vote le plus proche, pour faire entendre votre voix, quelles que soient vos idées.

André Gérin accuse la direction du PCF de faire le jeu du FN


Le député du Rhône a encore fait parler de lui. Considérant que son parti, le PCF est en train de favoriser la candidature de Jean-Luc Mélenchon à laquelle il s'oppose, il a envoyé une lettre incendiaire à Pierre Laurent.
Dans celle-ci, il annonce qu'il se propose pour représenter le parti communiste à la présidentielle, et dénonce la posture adoptée depuis plus de 15 ans par le parti, qui a laissé les problèmes populaires en pâture au FN, faisant ainsi son lit.
Considérant également que le fait de laisser au leader du Parti de Gauche le droit de représenter, dans le cadre du Front de Gauche, les idées du PCF, est un camouflet, celui-ci étant un ancien socialiste, il souhaite encore, alors que tout laisse supposer que cela sera, changer la donne, en permettant à un véritable communiste, de représenter les idées de son parti à la présidentielle.
Dans le cas contraire, il considère que le PCF perdrait sa place de parti important dans le paysage politique français, et ne serait plus "qu'un parti de deuxième division."

mercredi 16 mars 2011

Nicolas Hulot : un premier pas dans la campagne ?


De plus en plus, tout semble indiquer que le créateur du Pacte Ecologique lors de la précédente présidentielle va se présenter.
De plus, l'actualité lui apporte les moyens de devenir incontournable dans le débat politique. Deux jours après les évènements désastreux du Japon, il s'exprime très clairement sur les ondes de France Inter, sur la question du nucléaire :
"Il faut sortir de cette arrogance. On est complètement dépassés par les évènements."
Et s'exprimant comme un candidat déjà en campagne, il continue en affirmant : "Il faut, a minima, un débat national. Ou un référendum."
Le ton est net, presque sévère. Ce n'est plus le gentil présentateur gentiment écolo qui présente son émission sur TF1, c'est un homme politique engagé, qui veut que ses idées prennent forme pour changer l'avenir du pays et de la planète.
Dans le même temps, tous les indicateurs l'invite à faire acte de candidature à la primaire d'Europe Ecologie - Les Verts. Ainsi, le tableau de bord des personnalités politiques établis par l'Ifop pour Paris-Match le classe en tête des opinions favorables (76%) devançant ainsi le chouchou des dernières semaines : Dominique Strauss-Kahn.

samedi 12 mars 2011

Après le Pacte Ecologique, le pacte Parité


Depuis de nombreuses années, la parité entre les hommes et les femmes, notamment dans le monde du travail, est un problème tangible en France, et qui a été un point important des campagnes présidentielles antérieures, les candidats s'étant toujours engagés à faire cesser cette différence entre les sexes dans le monde du travail.
Or, malgré ces engagements, et même des lois, qui prévoient que la parité doit être respectée dans le monde de l'entreprise, il n'en demeure pas moins que les inégalités perdurent, et que les femmes continuent à être moins payées que leurs homologues masculins, et accèdent plus difficilement aux postes à responsabilités.
Fort de ce constat, le Laboratoire pour l'égalité, dirigé par Olga Trostiansky (adjointe au maire de la ville de Paris) a décidé de rédiger un pacte, sur le modèle du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot lors de la présidentielle de 2007, afin d'imposer certaines avancées aux candidat(e)s à la magistrature suprême, espérant que, comme sur les questions d'environnement lors de la précédente échéance présidentielle, l'ensemble des candidat(e)s acceptent de signer ce texte.
Si vous voulez connaitre l'essentiel de ce projet, voici le lien vers le texte complet du pacte : http://laboratoiredelegalite.wordpress.com/

lundi 7 mars 2011

Hollande : l'homme en forme du PS



Après le passage de DSK en France il y a quelques jours, au cours duquel il n'a cessé de nier son intérêt et son envie d'être candidat aux primaires socialistes, son étoile a ternis dans les médias.
Et cela au profit très net de François Hollande, qui, en revanche, ne cesse de gagner du terrain, pour devenir le nouvel homme fort du parti dont il a été le premier secrétaire pendant onze ans.
Mais c'est un homme nouveau qui apparaît soudain dans les médias.
Présentant une silhouette plus longiligne et souriante, le député de Corrèze ne cesse de multiplier les interviews et les déplacements pour clamer son ambition.
Tout d'abord pour les cantonales, au cours desquelles il brigue une réélection à la présidence du conseil général de son département, mais aussi pour la campagne présidentielle, comme il l'a clairement affirmé lors d'une visite dans son ancien fief de Tulle dimanche sur France 2 :
"L'idée c'est de mériter le suffrage. D'aller le chercher. Avec un enjeu double : Rester président (du conseil général) et devenir Président (de la République)."
Voilà donc résumée la tactique du candidat qui monte au sein du PS.
Reste toutefois qu'il apparaît encore difficilement dans les sondages, souvent délaissé au profit du directeur du FMI, ou de l'actuelle première secrétaire. Mais les choses pourraient bien fortement changer dans les prochaines semaines, l'entourage de Nicolas Sarkozy ayant clairement dit que de tous les éventuels candidats socialistes pour 2012, c'est François Hollande qui représentait l'adversaire le plus coriace et le plus dangereux face au chef de l'Etat.

dimanche 6 mars 2011

Le sondage qui effraie


Nos confrères du Parisien ont publiés un sondage qui a résonné comme un coup de tonnerre dans le ciel politique français.
Selon cette étude, menée par l'institut Harris pour le quotidien, 23% des Français seraient prêts à voter pour Marine Le Pen, ce qui placerait la nouvelle présidente du FN en tête au premier tour de la présidentielle, devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry.
Ce résultat a entraîné une violente réaction des deux principaux partis politiques français. Pour l'UMP, le débat est de savoir comment réagir face à cette montée du FN, certains préférant s'appuyer sur le candidat Sarkozy, et ouvrir les débats que sont l'Islam en France ou l'immigration, thèmes chers à l'extrême droite, d'autres, jugeant que justement, il y a un risque à jouer le jeu du Front National.
Au PS, la question est beaucoup plus simple. Trouver le (ou la) bon(ne) candidat(e) pour éviter un nouveau 21 avril 2002, même si Martine Aubry rend le Chef de l'Etat responsable par sa politique et son discours de la montée de la candidate FN.
Si l'on observe la situation avec un peu de recul, il faut bien admettre que le manque de réussite du gouvernement sur les dossiers qui représentent le fonds de commerce du parti d'extrême-droite (sécurité, immigration, etc...) qui avaient été pourtant la vitrine du candidat Sarkozy en 2007, et le climat tendu et les divisions internes au sein du PS sont peut-être pour une bonne part dans la réaction actuelle de l'électorat qui préfère une candidate neuve, dont les valeurs n'ont pas évoluées, et dont le parti reste, relativement, uni.
Mais le danger d'un tel vote semble aussi ne pas inquiéter les électeurs. Les militants FN disent eux-mêmes qu'à l'opposition systématique d'il y a quelques années à leur endroit, ils constatent une plus grande ouverture, et une envie de débattre avec eux lors de leurs campagnes sur les marchés.
A noter aussi dans le même sondage, la remontée de François Bayrou à 8%, et celles d'Eva Joly et Dominique de Villepin à 7% chacun.

mardi 1 mars 2011

Résultats de notre sondage : Dupuis encore et toujours !

Pour cette nouvelle édition de notre sondage, vous avez encore répondus présents en votant massivement (426 voix).
Une fois encore, vous avez votés massivement pour le candidat du MPH, Jean-Noël Dupuis (78,1 %, soit 333 voix).
Vient ensuite le candidat du Bloc Identitaire, Arnaud Gouillon (5,86 %, soit 25 voix), et enfin, arrivent troisièmes ex-aequo Yahia Gouasmi pour le Parti Anti-Sioniste et Marine Le Pen pour le Front National (2,11 % soit 9 voix chacun).
Derrière eux, on retrouve :
- Jacques Cheminade (1,87% soit 8 voix)
- André Chassaigne (1,13% soit 5 voix)
- La chèvre Biquette (0,93% soit 4 voix)
- Paul Ariès et Jean-Luc Mélenchon (0,70 % soit 3 voix)
- Robert Baud, Dominique de Villepin, Karim Zéribi, Manuel Valls, Jean-Pierre Chevènement, et Gérard Schivardi (0,46 % soit 2 voix)
et enfin, Calixthe Beyala, Rasta Président, Philippe de Villiers, Nicolas Sarkozy, Eva Joly, Marc Jutier, Ségolène Royal, Benoît Hamon, François Hollande, Martine Aubry, Daniel Le Scornet, André Gérin, Maxime Gremetz, Olivier Besancenot et Nathalie Arthaud (0,23% soit 1 voix)
On notera la prédominance de l'extrême-droite encore cette fois dans vos votes. Pour le mois prochain, nous vous proposons un autre sondage sur la candidature de Nicolas Sarkozy. Alors, à vos souris !

dimanche 27 février 2011

François Joinneau : pour représenter les oubliés de la politique


Handicapé de 41 ans, François Joinneau a annoncé cette semaine sa candidature à la présidentielle de 2012.
Partant du constat que la plupart des français ont votés contre Jean-Marie Le Pen en 2002, et contre le TICE (Traité Instituant la Constitution Européenne) en 2005, et que cet électorat, pourtant important, n'est pas représenté dans le débat présidentiel actuel, François Joinneau se présente comme leur candidat : le candidat double noniste !
Fondamentalement ancré à gauche, il défend les salariés dont il souhaite l'émancipation de la société capitaliste actuelle. Se fondant sur l'éducation, le respect de l'individu, et la reconnaissance des compétences de chacun, c'est une vraie candidature sociale.
"Pour une vie plus belle" est son slogan. Un programme neuf dans l'échiquier politique.

mercredi 23 février 2011

Gérard Schivardi... candidat pour 2012 ?


L'ancien candidat à la présidentielle de 2007, pour le Parti des Travailleurs n'exclut pas de se représenter l'année prochaine au nom du POI (Parti Ouvrier Indépendant).
Alors que nos confrères du Midi Libre titre "Gérard Schivardi est candidat", celui-ci tiens à rectifier dans les colonnes du Nouvel Obs qu'il n'en est pas encore question.
"Si on me le demande, j'irais bien sûr !" confie-t-il toutefois.
Pour lui, il y a des réalités beaucoup plus fortes dans l'actualité que celle de l'échéance présidentielle. Les mouvements révolutionnaires qui ont touchés l'Egypte et avant cela la Tunisie pourraient bien, selon lui, gagner notre pays, et remettre la question de l'élection présidentielle aux oubliettes pour lui préférer la mise en place d'une assemblée constituante.
Le POI devrait se pencher sur la question lors de son 3ème congrès national en mai, mais il semble que le parti ne présentera probablement pas de candidat, au vue du climat actuel de la pré-campagne présidentielle.

Dominique de Villepin quitte l'UMP


Cette fois, c'est fait. Le fondateur de République Solidaire a confirmé ce mercredi, qu'il ne renouvellerait pas son adhésion au parti de la majorité présidentielle.
A la veille de rencontrer le Chef de l'Etat à l'Elysée, c'est un message fort, en vue de 2012, que l'ancien Premier Ministre a voulu faire passer aux Français.
Il s'est dit déçu que le parti qui est censé défendre les idées du gaullisme s'en éloigne de plus en plus. Ainsi, la grandeur de la France ou la justice sociale chères au général, ne sont plus aujourd'hui défendues par l'UMP et le gouvernement.
Il devrait annoncer à l'automne s'il se lance définitivement dans la campagne. Les sondages le créditent d'environ 4% actuellement.

Manuel Valls pourrait se retirer


C'est en tout cas ce qu'il a laissé entendre lundi sur les ondes d'Europe 1. Mais ce retrait n'interviendra que dans le cas où Dominique Strauss-Kahn serait candidat à la primaire socialiste.
On ne sait pas si les deux hommes se sont rencontrés durant le séjour parisien du patron du FMI, mais il semble bien que le député de l'Essonne ai été sensible à l'intervention de celui-ci sur France 2.
Il a confié à nos confrères que, pour lui, Dominique Strauss-Kahn était le mieux armé pour faire gagner le PS en 2012.
Il a également confié qu'il avait apprécié, le calme, la sérénité et la détermination de DSK lors de passage sur le JT de la deuxième chaîne, avant d'avouer qu'il retrouvait ses idées dans celles de l'ancien Ministre des Finances.
Tout laisse donc à penser que le trublion du Parti Socialiste se retirerais dans le cas d'une candidature de DSK.

lundi 21 février 2011

"Laissez moi poser des questions, Monsieur Mélenchon !"

Ce matin, sur les ondes de RTL, notre confrère Jean-Michel Apathie recevait le leader du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon.
Celui-ci s'est refusé, durant l'interview, à répondre à deux questions de son vis à vis.
Celui-ci, visiblement contrarié de ne pouvoir obtenir de plus amples informations, à oser dire qu'il trouvait que, du fait de l'attitude du candidat à l'investiture du Front de Gauche, l'interview avait été décousue.
Ce dernier lui a alors déclaré :
"Vous vous êtes amusé à vous dire "je vais coincer Mélenchon", et une fois de plus, vous l'avez dans l'os !".
Ce coup de gueule rappelle les heures éclatantes où s'opposaient sur les plateaux de télévision le secrétaire général du PCF, Georges Marchais (le modèle de Mélenchon) et le journaliste Jean-Pierre Elkabbach. Aurait-on découvert le duo terrible des médias politiques ?!

dimanche 20 février 2011

François Asselineau, pour un retrait des traités européens


Le Président de l'UPR (Union Populaire Républicaine) sera candidat à le prochaine présidentielle.
Cet énarque de 54 ans, connaît bien les affaires de notre pays, ayant plusieurs fois agis au sein de ministères importants, et également les finances de notre pays, ayant oeuvré de nombreuses années à l'Inspection des Finances.
Ancien membre du RPF de Charles Pasqua, il fût remercié de son poste de Délégué général à l'intelligence économique à Bercy par Nicolas Sarkozy, et fonde en 2007 son propre parti, l'UPR.
Souverainiste convaincu, il milite pour le retrait de la France des différents traités européens qui conduisent, selon lui, la France vers une voix économique intenable.

Sarkozy : un candidat en campagne au Salon de l'Agriculture


Alors que le sommet du G20 occupe l'essentiel de son temps et de ses préoccupations, le Chef de l'Etat a toutefois fait une petite entorse d'une heure dans son emploi du temps de samedi pour se rendre au Salon de l'Agriculture qui se tient actuellement Porte de Versailles.
Passage obligé des candidats en campagne, ce salon est toujours vécu lors des années d'élections présidentielles comme un point déterminant de la course à l'Elysée. Aussi, bien que ce sera le salon de 2012 qui concentrera tous les regards de la presse politique, il est intéressant de noter que dans le climat tendu pour les producteurs et éleveurs français (notamment pour ceux du lait ou de la viande bovine et porcine), le Président de la République se montre à cette manifestation hautement symbolique.
Déjà taxé les autres années de ne pas aimer cette réunion (on se souvient de passages éclairs, dont les petites phrases ont fait couler tellement d'encre !), le probable candidat à sa propre succession Sarkozy a tenu, cette fois, à donner plus de temps aux représentants de l'agriculture française.
Conscient qu'ils représentent un électorat conséquent, mais un électorat de plus en plus gagné par le centre ou l'extrême-droite, le candidat Sarkozy tente sans doute, par cette excursion dans le Salon, de regagner des fidèles, dans l'optique de 2012.
Et malgré un discours qui se voulait sincère et qui avait pour but de montrer que le chef de l'exécutif souhaitait apporter l'aide du gouvernement dans leurs difficultés, notamment financières, aux agriculteurs; les exploitants agricoles présents n'ont pas forcément été dupes de ce changement d'attitude envers eux.

mardi 15 février 2011

NPA : un congrès qui tend à la division


Le Nouveau Parti Anticapitaliste d'Olivier Besancenot semble mal engagé dans l'objectif de 2012.
Relancé par la lutte contre la réforme des retraites, le parti, réunis ce week-end en congrès, semble se fissurer, et perdre son unité.
Alors que trois factions s'opposent au sein du mouvement, et que certains cadres préfèrent quitter ses rangs, prenant la direction du Parti de Gauche, ou du Front de Gauche, la situation semble peu favorable pour la prochaine présidentielle.
D'autant que la désignation d'un candidat pour représenter le NPA dans cette bataille est toujours aussi difficile.
Seul capable de monter au créneau face à l'adversité, le leader du mouvement qui continue à clamer qu'il ne souhaite pas, de nouveau, se lancer dans ce combat, risque fort d'être contraint de monter une nouvelle fois à l'assaut, ne serais-ce que pour sauver l'unité d'un mouvement qui pourrait bien prendre l'eau, faute d'avoir une image et un message clair à présenter dans les débats nationaux.

Chassaigne et Gérin : un débat pour exister


Ils s'appellent André, sont communistes, membres du même parti, et sont tous les deux candidats à la présidentielle de 2012. Mais pas dans le même cadre, ni pour les mêmes raisons.
Pour André Chassaigne, le député du Puy de Dôme, sa candidature, dans le cadre du Front de Gauche, a pour objectif de proposer une alternative claire, sociale et écologiste, à la politique du Chef de l'Etat et du programme du Front National. Conscient d'être éclipsé par l'aura médiatique de son adversaire à la candidature du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, André Chassaigne lui oppose sa présence sur le terrain, auprès des Français, et sa connaissance de leurs préoccupations. Pour lui, l'unité est vitale. "Le PCF se grandit dans le rassemblement, pas dans l’isolement." précise-t-il.
Face à lui, dans ce débat qui a eu lieu à Lyon samedi, le député local, André Gérin. Connu pour ses attaques contre le Chef de l'Etat à l'Assemblée, ses positions détonantes, notamment sur la burqa, qui l'ont rendus marginal dans sa propre formation, il souhaite se présenter au nom du PCF, qu'il ne souhaite pas voir se dissoudre dans l'union avec le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire. Pour lui, choisir le leader du Parti de Gauche pour représenter les idées du PCF serait admettre la démission du parti devant le PS, parti dont Jean-Luc Mélenchon fût longtemps membre. Il espère, en revenant aux valeurs qui ont fait le parti communiste regagner les électeurs perdus, et qui ont pour certains choisis l'abstention, et d'autres cédés aux sirènes du Front National.
Ce débat, qui avait pour sujet : Faut-il un candidat PCF à l'élection présidentielle ? est d'autant plus brûlant qu'il semble peu crédible, dans la situation actuelle, que les deux débatteurs puissent sérieusement l'emporter face à leur rival. La prochaine désignation du candidat du Front de Gauche devrait éclaircir définitivement la situation.

Hulot soutenu par Waechter


Le président du M.E.I., l'a annoncé aujourd'hui. Pour lui, Nicolas Hulot est le seul capable de fédérer les écologistes, en dehors du clivage droite-gauche.
Alors que son mouvement est sur le point de signer un partenariat avec Europe Ecologie - Les Verts, suite à la dislocation de l'A.E.I. en décembre dernier, l'ancien candidat à la présidentielle de 1988 a surenchéris en précisant qu'il voyait mal "quel candidat pourrait s'opposer à lui !", allusion très nette à la position difficile occupée actuellement par Eva Joly, candidate déclarée d'EE-LV.
Rappelons que cette dernière, qui est censée représenter le parti lors de la prochaine échéance présidentielle, peine à s'imposer dans les sondages qui continuent à la créditer d'à peine 3% d'intentions de votes.
Représentant d'une écologie indépendante, Nicolas Hulot correspondrait davantage aux souhaits de celui qui fût l'un des fondateurs des Verts. Placé hors des querelles politiques, il défend l'écologie, sans se soucier des prétentions partisanes.
Ce nouveau soutien intervient alors que la candidature de l'animateur d'"Ushuaïa Nature" ne cesse de gagner des points dans les sondages, et que la primaire au sein de la formation écologiste semble jouée d'avance. Quelle sera la réaction d'Eva Joly ?

lundi 14 février 2011

Le Pen vs Mélenchon : match chez Bourdin


Ce matin, sur les ondes de RMC et également sur BFM TV, la candidate du Front National et le leader du Parti de Gauche ont croisés le fer, dans un débat déjà présidentiel.
Taxés tous deux de populisme par leurs adversaires politiques, situés aux deux extrêmes de l'échiquier politique, les deux leaders n'ont pas faillis à leur réputation de débatteurs, usant de bons mots et de phrases chocs pour déstabiliser l'adversaire.
Certains prétendent que les deux extrêmes se ressemblent. Dans ce débat là, il n'en a rien été, chacun opposant aux arguments de l'autre, que ce soit sur l'immigration, l'Euro ou la laïcité, ses propres idées, et ses propres projets pour la France d'après 2012.
Chacun a pu, toutefois, dans une certaine courtoisie, défendre ses idées, mais dans ce combat de titans, il semble difficile de donner l'avantage à l'un ou à l'autre. Il en reste un bel échange verbal, comme les Français les aiment, entre deux adversaires qui usent des bons mots, mouillés d'acide, pour écraser l'adversaire.

dimanche 13 février 2011

Patrick Giovannoni, un chrétien en politique


Le président du PRC (Parti Républicain Chrétien) est officiellement candidat à la prochaine présidentielle.
Ce gersois de 49 ans, ancien pilote de chasse, reconvertis dans le marketing, a lancé son parti en 2005, ayant reçu, selon lui, un appel, le poussant à faire reconnaître et à promouvoir les valeurs chrétiennes dans notre société.
Secondé par son épouse, Emmanuelle, Patrick Giovannoni a été l'un des premiers candidats à se déclarer, car il s'est lancé dans la campagne dès 2009.

samedi 12 février 2011

Et si DSK avait râté le bon moment...?


On peut en effet, ces derniers jours, en écoutant la radio, en lisant la presse, ou en regardant la télévision, se poser la question.
Alors que tous le donnait grand vainqueur au second tour, face à Nicolas Sarkozy, quelle que soit la situation, il y a de cela seulement quelques semaines, voilà que l'on commence à voir la montée de Martine Aubry, de François Hollande, ou bien encore de Manuel Valls, l'enfant terrible du PS.
L'intéressé lui-même brouille les pistes, avec des déclarations qui le montre peu enclin à s'engager. "Ce n'est pas le moment. J'ai d'autres soucis." semble-t-il nous dire.
Son épouse semble pourtant donner la réponse, en annonçant l'autre jour qu'elle n'était pas favorable à ce que son compagnon ne fasse pas un second mandat à la tête du Fonds Monétaire International.
Mais lui se replie, et refuse d'avouer ses ambitions concernant 2012.
Jouant sans doute la même partition que Jacques Chirac en 1995 ou François Mitterrand en 1988, en se faisant désirer, pour mieux l'emporter, Dominique Strauss-Kahn risque fort de gâcher ses chances, en usant la patience d'une France qui était à prendre il y a encore peu de temps.

lundi 7 février 2011

Marc Jutier s'invite à la primaire d'EE-LV


Alors que le climat est de plus en plus tendu au sein d'Europe Ecologie - Les Verts ces derniers jours, Eva Joly poussant Nicolas Hulot à se décider au plus vite d'annoncer sa candidature, ou au contraire de renoncer, celui-ci ayant choisit d'attendre le mois d'avril pour annoncer sa décision, la nouvelle d'une nouvelle candidature risque fort de donner au parti écologiste une allure socialiste.
En effet, Marc Jutier, déjà candidat en 2007, mais n'ayant pu réunir les sacros saints 500 parrainages, a annoncé, par le biais du Post sur internet, sa candidature officielle à la primaire interne d'EE-LV.
Rappelant à cette occasion qu'il avait tenté, en vain, d'ouvrir des négociations élargies à l'ensemble de la gauche politique (du PS au NPA), afin de lancer une grande primaire de la gauche et des écologistes, afin de désigner une seul candidat défendant un projet social et écologique pour notre pays, Marc Jutier déclare s'être décidé à se présenter à cette primaire, devant l'incapacité du PS et de l'UMP à prendre en charge les problèmes de notre société.
Il inscrit déjà dans son programme une profonde réforme monétaire.
Reste à savoir comment les autres candidats, et membres du parti réagiront à cette annonce.

Jean Louis Bianco préfère se retirer


Le député des Alpes de Hautes-Provence a annoncé à nos confrères de Libération qu'il renonçait à se présenter à la primaire socialiste, ne voulant pas, par sa candidature, "ajouter du désordre au désordre".
Cette prise de position, de la part de l'ancien co-directeur de campagne de Ségolène Royal en 2007, révèle une certaine lucidité sur le débat interne au PS actuellement.
D'ailleurs, pour plus de clarté, il a appelé Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn à faire connaître, au plus tôt, leurs ambitions quant à la primaire socialiste.
Il en a également profité pour annoncer qu'il continuerait à participer au débat d'idées, au sein du parti, et à défendre notamment celle qui lui est chère de réduire la TVA, sur les produits alimentaires, culturels et de première nécessité.
Enfin, il a bien précisé qu'il ne soutenait pas automatiquement la Présidente de la Région Poitou-Charente dans la campagne interne. Qu'on se le dise !

mercredi 2 février 2011

Jacques Borie, candidat du Parti Libertin


Le secrétaire général du Parti Libertin n'est pas un inconnu pour nos internautes. Déjà candidat en 2007, il n'avait pas réussit à réunir les 500 signatures nécessaires à une participation au premier tour.
Pour 2012, il se présente au nom de son nouveau parti, après avoir été membre du PRG et avoir représenté Europe Démocratie Espéranto aux dernières régionales.
Son programme, ancré à gauche, vise plus de liberté pour chacun, mais aussi d'égalité dans notre société.
Il s'est aujourd'hui clairement prononcé en faveur du mariage homosexuel, qu'il considère comme une avancée essentielle pour notre société.

mardi 1 février 2011

La fondation Abbé Pierre veut placer le logement et la pauvreté au coeur du débat présidentiel


Aujourd'hui a été communiqué à la presse le rapport annuel de la Fondation qui perpétue l'oeuvre du créateur d'Emmaüs.
Ce rapport, accablant, prouve que la politique du logement en France est aujourd'hui à deux vitesses. A l'heure où le gouvernement souhaite ouvrir la propriété à tous, la fondation révèle que cet accès reste encore aujourd'hui limité le plus souvent aux classes supérieures de la société, mais que pour ceux qui sont en bas de l'échelle sociale, le plus dur, n'est pas même de devenir propriétaire de leur logement, mais simplement d'en trouver un.
Certaines aberrations de la politique du "tous propriétaires" du gouvernement, comme la prime à taux zéro, accordée sans conditions de ressources, et qui permet à ceux qui auraient les moyens, de bénéficier d'une aide superflue, sont aussi durement critiquées dans le rapport.
La loi Loppsi II est également dans le viseur du texte, qui lui reproche notamment d'autoriser les expulsions des personnes les plus pauvres de notre société, et de les pousser à vivre dans des conditions précaires (tantes, squats, etc...).
Pour faire changer les choses dans l'avenir, la Fondation a prévu d'imposer aux candidats, sur le modèle du Pacte Ecologique en 2007, une charte, pour que la politique du logement social soit clairement inscrite dans les programmes de tous ceux qui aspirent à la magistrature suprême.
Dans cette charte, on retrouve, bien entendu un plan de construction de 500 000 logements sociaux par an, ainsi que des cadres législatifs et fiscaux plus favorables pour les couches inférieures et moyennes de la société, pour que le logement ne soit plus un problème en France.
Reste à voir si les candidats vont s'engager sur ce cahier des charges, et l'appliquer le moment venu.

Résultat de notre sondage : Le candidat du MPH encore en tête


Pour la troisième fois, c'est Jean-Noël Dupuis, le candidat du Mouvement Pour les Handicapés qui arrive en tête de notre sondage, avec une majorité de 51% (soit 324 voix).
Il est suivis par le candidat du Bloc Identitaire, Arnaud Gouillon, qui réunit 21% des suffrages (135 voix) et par Marine Le Pen qui atteint la troisième place avec 7% (44 voix). Vient ensuite le président du Parti Anti-Sioniste, Yahia Gouasmi, avec 6% (38 voix).
Les autres candidats ne réunissent pas autant de voix. Dans l'ordre :

- Jacques Cheminade 2% (14 voix)
- Bruno Gollnisch 1% (7 voix)
- Eva Joly 0,96 % (6 voix)
- Dominique Strauss-Kahn et Jean-Luc Mélenchon 0,8 % (5 voix)
- Philippe de Villiers 0,64% (4 voix)
- Paul Ariès, Dieudonné M'Bala M'Bala, Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, Ségolène Royal et Olivier Besancenot 0,48% (3 voix)
- Stéphane Guyot, Renaud Camus, Nicolas Dupont-Aignan, Nicolas Hulot et François Hollande 0,32 % (2 voix).

Et enfin, avec une seule voix (soit 0,16 %) Maxime Verner, Alain Mourguy, Franck Abed, François Bayrou, Jean Arthuis, Corinne Lepage, Brigitte Bardot, Karim Zéribi, Arnaud Montebourg, Martine Aubry, Gérard Collomb, André Gérin, André Chassaigne et Gérard Schivardi.

On note donc pour ce sondage une nette inflexion des votes à l'extrême droite.
Nous sommes conscients que certaines personnes semblent avoir influencé les votes, d'une manière ou d'une autre. Nous vous en prions, par respect de la voix de chacun, et pour que ce sondage garde une certaine valeur pour donner le ton de l'opinion publique, ne votez qu'une seule fois. Merci.
C'est donc reparti pour le mois de février. N'hésitez pas à voter, et à nous donner votre avis par le biais des commentaires sur les sujets d'actualité de notre blog. A vos souris et à vos claviers !

lundi 31 janvier 2011

Le mariage homosexuel : qu'en pensez-vous ?


Après la décision du Conseil Constitutionnel d'entériner la forme actuelle de la loi sur le mariage, refusant de ce fait à un couple de lesbiennes reimoises de se marier, on imagine fort bien ce débat, qui avait déjà, pendant un temps, occupé la campagne 2007, reparaître dans celle de 2012.
Déjà les différents candidats se sont largement exprimés ces derniers jours sur leur vision sur ce sujet.
Rappelons que dans ce domaine, il y a eu un précédent à la mairie de Bègles (alors sous l'administration du député vert Noël Mamère) en 2004, et que le mariage avait été cassé, pour la même raison.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Laissez vos commentaires sur ce sujet. A vos claviers !

dimanche 30 janvier 2011

L'unité se morcèle au sujet de la présidentielle chez EELV


La candidature probable de Nicolas Hulot continue de semer le trouble au sein de la nouvelle formation écologiste.
Celui-ci, qui n'annoncera sa décision qu'en mars-avril, selon ses propres déclarations, fait peser de terribles doutes sur le parti écologiste. S'il n'y a plus à douter de la volonté d'Eva Joly d'être candidate jusqu'au bout, la place de Nicolas Hulot au sein des primaires décidées aujourd'hui par le parlement du parti, est encore trouble.
Il faut dire que l'ancien animateur de TF1 a échaudé les militants en annonçant sa candidature en 2007, puis en la retirant peu avant l'échéance, décrédibilisant ainsi, selon certains, le message qu'il avait voulu placer au centre de la campagne avec son "Pacte Ecologique".
Il n'en demeure pas moins que pour la prochaine présidentielle, il semble que l'échec de 2007 ai laissé des traces chez Nicolas Hulot, et puisse justifier son engagement personnel dans la campagne.
En ce qui concerne les primaires (qui auront lieu à la fin juin), elles devraient donc voir s'opposer l'ancienne juge d'instruction, et Nicolas Hulot, s'il décide de se présenter, car le député vert Yves Cochet a déjà annoncé sa décision de se retirer en sa faveur si celui-ci prend part aux primaires.
Mais dans les rangs du parti, certains s'inquiètent déjà. Entre une Eva Joly qui peine à exister dans les sondages actuels, et un populaire Nicolas Hulot qui ne sera peut-être pas candidat, le risque est grand pour Europe Ecologie-Les Verts de faire une campagne désastreuse.
Aussi, Daniel Cohn-Bendit, qui est de ceux-là, n'hésites pas à avancer l'idée d'un retrait du candidat (ou de la candidate) écologiste, au cas où Marine Le Pen représenterait un réel danger au premier tour, pour éviter un nouveau "21 avril".
Où est donc la belle unité que souhaitaient afficher les dirigeants du parti lors du congrès fondateur ? Elle a fait long feu, et semble bien polluée.

vendredi 28 janvier 2011

Une "confédération" contre Marine Le Pen


L'élection à la tête du FN de la fille de son fondateur semble ne pas avoir plus à certains représentants de l'extrême-droite française, la plupart étant d'ailleurs d'anciens membres ayant rompus avec le parti de Jean-Marie Le Pen.
C'est le cas de Carl Lang, leader du Parti de la France, qui a annoncé vouloir engager dans la présidentielle de 2012, mais également, dans les élections législatives qui suivront, les membres d'une confédération d'extrême droite qu'il appelle de ses voeux. Avec le soutien de la NDP (Nouvelle Droite Populaire), et du MNR, il espère pouvoir faire entendre les vrais idées de la droite nationale, dont Marine Le Pen s'est écartée, selon lui.
Déjà formée lors des régionales en Lorraine et Franche-Comté, cette confédération des partis d'extrême-droite compte sur le ralliement de Jacques Bompard, maire d'Orange. Ce dernier réfléchirait encore sur la nécessité de cette alliance.

jeudi 27 janvier 2011

B.B. ne sera pas candidate finalement


La muse de la Nouvelle Vague a finalement décidé de ne pas se présenter.
Contactée par l'A.E.I., la star de 76 ans avait annoncé il y a quelques mois vouloir étudier cette proposition, ayant été déçue par les propositions non tenues du Chef de l'Etat concernant la respect de la cause animale, notamment l'abattage des animaux destinés à la boucherie halal.
Cette offre avait d'ailleurs créer de gros soucis au mouvement écologiste indépendant, qui s'est depuis désintégré, après l'erreur commise par Jean-Marc Governatori, leader de la France en Action, qui avait signé la proposition au nom de ses deux autres colistiers, Antoine Waechter, et Jean-Noël Debroise.
Finalement, c'est lui-même qui, dans un communiqué, a annoncé aujourd'hui le refus de la comédienne.

mercredi 26 janvier 2011

Arnaud Gouillon à la rencontre des électeurs


Le candidat du Bloc Identitaire a commencé il y a quelques semaines un tour de France pour aller à la rencontre des électeurs, mais aussi des élus, afin de commencer à réunir ses parrainages pour la présidentielle de 2012.
De passage à Dijon, hier, il en a profité pour présenter lors d'une conférence de presse, les principales aspirations de son mouvement.
"Notre première volonté est de préserver et promouvoir les identités locales, régionales, nationales et européennes" a-t-il annoncé. Et ce combat serait rendu de plus en plus difficile selon lui par la mondialisation et l'imposition de modèles venus de l'étranger.
Rapidement, le jeune candidat est revenu sur l'un des points fort de sa campagne : la montée de l'islamisation dans notre pays, reprochant aux musulmans de France d'imposer leurs règles à la majorité des Français.
En revanche, en matière d'économie, il souhaite recentrer l'économie au niveau local, en favorisant les producteurs locaux.
Il souhaite enfin mettre en place un système de votation, plus démocratique selon lui, que le système en place actuellement à l'Assemblée Nationale, car il permettra aux citoyens d'agir dans les prises de décisions importante de notre pays.
Le candidat a aussi tenu à bien expliquer que le Bloc Identitaire n'était pas un parti d'extrême droite.
"Si l'on parle d'économie, nous sommes de gauche; si le sujet de la discussion est l'identité, nous nous situons plutôt à droite... Au final, je ne me retrouve dans aucune appellation" a-t-il conclue.

lundi 24 janvier 2011

Nicolas Sarkozy ne sera pas candidat...sur Facebook


Hier soir, avant 21h, la page Facebook du chef de l'Etat annonce une nouvelle incroyable.
“Chers compatriotes, compte tenu des circonstances exceptionnelles que connaît notre pays, j’ai décidé en mon âme et conscience de ne pas me représenter à l’issue de mon premier mandat en 2012.”
Cette annonce n'aura pas le temps de faire l'effet d'une bombe. Quelques minutes plus tard, une quinzaine environ, le service spécial de l'Elysée rétablit la vérité, en publiant, à nouveau, la page initiale, présentant les voeux du chef de l'Etat.
Explication : Un plaisantin aurait réussit à pirater la page du Président de la République, sur le célèbre site social. Seulement lue par 123 internautes, l'information n'a pas eu le temps de gagner les salles de rédaction et de faire la une des journaux.
Le principal intéressé reconnaîtra peu après sur sa page que le système n'est pas infaillible, et qu'il ne souscrit pas aux conclusions du messages qu'avait publié le pirate.
Attention toutefois ! Si Dominique Strauss-Kahn publiait sur sa page Twitter qu'il avait décidé d'être candidat aux primaires socialistes, ce ne serait pas forcément l'oeuvre d'un hacker.

Dieudonné continue de ne plus nous faire rire


L'humoriste s'est invité vendredi à la remise du "prix de la liberté d'expression", et en a profité pour annoncer son engagement pour...la chèvre "Biquette".
Boutade, peut-être, mais celui-ci a continué en affirmant que présenter une chèvre était la seule possibilité que lui laissait "la mafia" au pouvoir en France, pour participer à la vie politique de notre pays.
Engagé jusque là aux côtés du Parti Anti Sioniste, il a annoncé qu'il préparait la candidature de Biquette, avec l'aide de son nouveau parti, le "Mouvement vers Rien".

La réponse de Lutte Ouvrière : "Il faut mettre un coup d'arrêt à cette situation."

HANDICAPES DEUX FOIS : PAR LA VIE ET LA DÉGRADATION DES CONDITIONS SOCIALES

Au cours des deux dernières années de crise économique, la situation des travailleurs s’est brutalement dégradée. Trois millions de femmes et d’hommes, plus de 10 % de la population active, se retrouvent sans travail et sans salaire, deux fois plus en réalité, car les statistiques officielles ne comptabilisent pas les précaires et ceux qui n’ont qu’un emploi momentané.

C’est dans ce contexte qu’il faut évoquer la situation de ceux qui souffrent d’un handicap. Ils sont 12 millions à souffrir d’un handicap plus ou moins lourd, dont une bonne partie vit dans un milieu social défavorisé, subissant de fait une double peine, physique et sociale.

Car le handicap coûte cher : plus la famille a de ressources, plus le dépistage est précoce et les remèdes apportés efficaces. Les ouvriers sont deux fois et demie plus souvent hébergés dans des institutions (six fois plus pour leurs enfants) que les cadres supérieurs, les familles ouvrières n'ayant ni la place ni surtout les moyens d'employer une aide à plein temps. Quant aux équipements, pourtant indispensables pour rendre la vie moins contraignante, ils ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Aménager son logement ou son véhicule en fonction de son handicap coûte cher, les aides sont insuffisantes. Ainsi, moins d'un dixième des personnes utilisant un fauteuil roulant en possèdent-elles un électrique.

Au lieu d’accroître les aides qui permettraient d’aider ceux qui souffrent d’un handicap, l’État diminue de plus en plus les fonds publics et en particulier ceux consacrés à la santé. Il a mis des centaines de milliards à la disposition des financiers responsables de la débâcle économique et maintenant il récupère cet argent sur tout ce qui est utile à la majorité de la population. La population handicapée en subit directement les conséquences.

Des ressources scandaleuses, 1,3 million de handicapés « vivent », si on peut dire, avec le minimum invalidité ou une allocation adulte handicapé (AAH). 800 000 touchent cette AAH qui se monte à 711.95 euros par mois depuis le 1er janvier 2011, alors que le seuil de pauvreté était de 791 euros en 2008 (dernière année connue) ! Et les handicapés doivent payer les franchises médicales et font les frais de la hausse brutale du coût de la vie.

Les bénéficiaires de l’AAH bénéficiaient, jusqu’en 2000, de l'AMG (Aide Médicale Gratuite). Elle a été supprimée et remplacée par la CMU (Couverture Maladie Universelle), mais le plafond de ressources donnant droit à la CMU (634,25 euros en 2010) a été fixé délibérément en dessous du montant de l’AAH !

Depuis le 1er janvier 2009, des familles ont découvert que les frais de transport des personnes handicapées dont elles avaient la charge, entre leur domicile et leur centre de soins, ne leur étaient plus remboursés que très partiellement. Auparavant, ce coût des transports était pris en charge à 100 % par l'assurance-maladie, sur simple avis médical. Ces remboursements sont désormais intégrés dans la prestation de compensation du handicap (PCH) qui les plafonne à 200 euros par mois. Selon le président de l'Association des paralysés de France, cette somme est consommée en seulement cinq jours pour des enfants habitant à 30 kilomètres de leur école.

Quant aux 900 000 handicapés capables de travailler, leur situation est tout aussi difficile. Même d'après Sarkozy, près d'un sur cinq est au chômage (17 %), soit le double de la moyenne nationale officielle. Les chiffres vont jusqu’à 26 % selon les sources. Le taux des chômeurs de longue durée, qui était de 33 % pour l’ensemble des chômeurs fin 2009, grimpait à 50 % pour les handicapés !

Il existe bien depuis 1987 une loi censée contraindre les patrons d'entreprises de plus de 20 salariés à embaucher au moins 6 % de travailleurs handicapés. Mais cette loi est peu respectée et les patrons préfèrent encore verser une contribution prévue par la loi, pour se substituer à ces embauches, plutôt que d’accueillir des travailleurs pour lesquels il faut aménager des bureaux, des postes de travail ou encore des moyens d'accès dans l'entreprise.

Sarkozy propose d'augmenter les pénalités prévues, mais il se garde bien de donner l'exemple en embauchant dans les services de l'État, alors que la proportion de handicapés n'y est que de 3,1 %.

Désengagement financier de l’État : il s'est peu à peu désengagé du financement de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), au nom de la décentralisation, et sa participation est passée de 43 % en 2002 à 28,5 % en 2010. Ce sont les départements qui ont dû prendre la relève sans obtenir la compensation financière équivalente.

Les Maisons du handicap (MDPH) ont été créées en janvier 2006 par le gouvernement. Quatre ans après leur création, ce sont les directeurs des MDPH qui ont tiré le signal d’alarme. L’État leur devait des dizaines de millions d’euros à raison de plus d’un million par maison départementale.

La FAGERH (Fédération des Associations Gestionnaires et des Etablissements de Réadaptation pour Handicapés) dénonce des coupes sans précédent et a protesté fin 2010 contre les mesures financières décidées par le gouvernement : 60 millions seront ponctionnés sur les caisses de l’AGEFIPH (Association pour la Gestion du Fonds pour l'Insertion Professionnelle) en 2011 et 2012 et 123 millions sur la formation professionnelle.

La scolarisation des enfants handicapés mise à mal : la loi de 2005 faisait obligation aux écoles d'inscrire les enfants handicapés. Si leur nombre a augmenté, 13 000 d’entre eux n’ont toujours pas trouvé de solution et de nombreux enfants n’ont que quelques heures de cours par semaine. En effet, faute de moyens de transport, de bâtiments accessibles ou d'auxiliaires de vie scolaire (AVS) assez nombreux, ils ne peuvent pas être accueillis.

L’UNAPEI (association de parents) dénonce les restrictions budgétaires, les emplois précaires, les suppressions de postes et réclame la création de 15 000 places en Établissements et services adaptés.

Ce n’est pas l’orientation que prend le gouvernement : à la veille de la rentrée scolaire 2009, 30 000 salariés de l’Éducation Nationale en contrat précaire ont été mis dehors.

A compter de 2011, le gouvernement ne financera plus que 390 000 contrats aidés - 340 000 dans le secteur associatif et public et 50 000 dans le secteur privé - contre 520 000 auparavant. En 2012, il n'y en aura plus que 270 000 dans le public et, en 2013, 200 000 seulement. Une partie d’entre eux remplissaient un rôle très important dans l’aide aux élèves handicapés.

Ce tableau rapide de la situation des personnes handicapées dans le pays est loin d’être complet mais il révèle tous les reculs accumulés.

Il faut mettre un coup d’arrêt à cette situation. La première des exigences de la part du gouvernement serait de faire droit aux revendications de toutes les associations représentant les handicapés, qu’il s’agisse d’enfants ou d’adultes. Elles sont nombreuses et publiques.

Mais le sort des handicapés ne peut être dissocié du sort général de la population dont ils font partie.

Les attaques menées depuis des années par le patronat et les gouvernants à son service portent sur tous les aspects de la vie sociale, car il s’agit pour eux de dégager le maximum d’argent pour multiplier les cadeaux à la grande bourgeoisie et lui permettre de maintenir ses profits malgré la crise.

Les catégories les plus fragiles de la population, dont les handicapés font partie, sont touchées en premier lieu, mais leur avenir est directement lié aux capacités de toute la population laborieuse à inverser le cours des choses.

En se mobilisant massivement, celle-ci peut imposer le contrôle sur la vie économique, les finances, les répartitions budgétaires, les banques et leurs bénéfices.

C’est la seule façon de contraindre les gouvernements d’aujourd’hui et demain à donner un coup d’arrêt aux régressions sociales dont les handicapés sont doublement victimes.

Pour le secrétariat de Lutte Ouvrière

Martine ANSELME

dimanche 23 janvier 2011

La peur de l'Islam : un argument de campagne ?


Depuis plusieurs semaines, et plus encore depuis la réflexion de Marine Le Pen sur les prières en pleine rue, semble monter dans notre pays un sujet, qui devient omniprésent dans le débat politique en vue de 2012 : la peur de l'Islam, et partant de là, celle de l'immigration.
Mais, au sein de la population de notre pays, cette peur, ou pour être plus nuancé, cette crainte, est-elle réelle ? Et surtout, est-elle justifiée ?
Bien sûr à l'heure où des ressortissants français sont enlevés dans différents pays, au nom d'Al-Qaïda, et exécutés, la peur d'une forme radicale d'un islamisme combattant peut se comprendre, même si, rappelons le, ces évènements ont toujours eu lieu en dehors de notre territoire.
Il faut voir aussi, qu'à l'heure où des chrétiens sont menacés, ou massacrés un peu partout (chrétiens d'Irak ou du Nigéria, coptes d'Egypte) au nom de l'Islam, tous les enfants de Mahomet deviennent de plus en plus des suspects aux yeux de certains.
Mais les vrais musulmans de France, eux, ne se reconnaissent pas dans ces actions. Ils dénoncent même clairement cette vision de l'Islam, et n'hésitent pas à manifester leur refus de la radicalisation du mouvement islamiste terroriste (souvenons nous de la manifestation de soutien aux coptes d'Egypte devant Notre-Dame, le 7 janvier dernier, et la récente pétition signée par Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris).
Alors, pourquoi ce sujet occupe-t-il une telle place dans les débats politiques ?
André Gérin, l'un des candidats communistes au Front de Gauche, et qui a milité pour l'interdiction de la burqua en France, n'annonce-t-il pas qu'il souhaite faire une place importante dans son programme de campagne, à un rapprochement vers les Musulmans de France, pour faire taire les oppositions et rancoeurs qui pourraient exister entre les communautés musulmanes et chrétiennes, afin de restaurer l'unité du pays autour du drapeau tricolore ?
Mais la montée des idées d'extrême-droite, symbolisée par la percée incroyable de Marine Le Pen ces dernières semaines dans les sondages, ne reflète-t-elle pas un certain malaise parmi nos concitoyens vis à vis de nos frères et soeurs musulmans ?
Alors qu'en pensez-vous ? Exprimez-vous sur ce sujet, en laissant vos commentaires, et nous les publierons. Alors à vos souris !

vendredi 21 janvier 2011

Maxime Gremetz annonce sa candidature et réclame des primaires


Journée riche en évènements pour les membres du Front de Gauche.
Après l'annonce de Jean-Luc Mélenchon, sur l'antenne de BFM TV, de sa candidature au sein du Front de Gauche, ce matin, c'est au tour du député, apparenté aux communistes, de la Somme, Maxime Gremetz, d'annoncer la sienne.
Connu pour ses "coups de gueule", et ses avis tranchés, Maxime Gremetz a aussitôt annoncé qu'il désirait des primaires au sein du Front de Gauche, afin de désigner de manière démocratique, le candidat de la gauche radicale, respectant ainsi les statuts du PCF.
Il en a aussi profité pour tirer à boulets rouges sur son principal rival, le leader du Parti de Gauche, qu'il accuse d'avoir "léché les pompes de Lionel Jospin" à une époque "pour avoir un petit secrétariat d'état", et d'avoir voulu mettre à bas le Parti Communiste.
La campagne interne promet d'être vive entre les deux hommes aux phrases sans phare.

jeudi 20 janvier 2011

La réponse de Nicolas Dupont-Aignan

J’ai bien reçu votre courriel du 3 janvier, par lequel vous m’interrogez à propos de la prise en compte du handicap dans le programme du parti que je préside, Debout la République.

Ayant toujours eu à cœur, en qualité de Député, comme de Maire, de promouvoir toute mesure d’intégration des handicapés dans la vie civile ordinaire, je serai particulièrement attentif à ce domaine dans la préparation de mon programme pour 2012.

C’est dans cette même éthique que je mettrai l’accent sur les actions à développer en direction de toutes les personnes vulnérables, qu’il s’agisse des handicapés, des personnes âgées ou déficientes.

Je ne manquerai pas de vous communiquer, le moment venu, nos propositions.

NICOLAS DUPONT-AIGNAN

Nous publierons bien entendu les propositions de Monsieur Dupont-Aignan dès que nous les recevrons.

dimanche 16 janvier 2011

De Villepin vs Sarkozy : le match !


Le fondateur de République Solidaire devrait prochainement rencontrer le Chef de l'Etat à l'Elysée, celui-ci ayant, dans l'optique du prochain G20, entamer une consultation des anciens présidents et premiers ministres de notre pays.
Cette rencontre, dont la date n'est pas encore prévue, devrait toutefois avoir lieu dans les semaines qui viennent.
Les deux hommes, qui ne se sont pas vus depuis deux ans, risquent forcément de se rencontrer dans un climat tendu, l'ancien Premier Ministre ayant largement attaqué son rival ces dernières semaines dans la presse.
Pourtant, il ne s'agit selon lui que de discuter des affaires de la France, et des enjeux mondiaux.
Il ne devrait pas être question de l'affaire Clearstream, ni de la probable candidature de Dominique de Villepin à la prochaine présidentielle. Et quand bien même, cela viendrait dans la conversation, celui-ci se déclare inflexible.
"On peut parler sur le fond, mais je resterai insensible à toute espèce de danse du ventre. Je ne suis pas négociable. Je ne suis pas quelqu’un qu’on achète" a-t-il assuré.
Toutefois, il ne veut plus se poser en simple contradicteur au Président en place. Il souhaite proposer un projet puissant et audacieux aux Français, qui se démarque des propositions que prépareraient l'UMP et le PS dans l'optique de 2012.
Dans cette optique, il rencontre de nombreux hommes politiques, parmi lesquels Jean-Louis Borloo, ou même l'actuel Ministre de la Défense, Alain Juppé. Escompte-il reconstituer autour de son parti un noyau de chiraquiens pour renverser l'actuel locataire de l'Elysée ? Pas improbable.

samedi 15 janvier 2011

Marine Le Pen : le sacre attendu !


La fille du fondateur du Front National aurait déjà été élue, selon certaines sources, à la tête du parti, annonce qui ne sera officiellement faite que demain matin.
Même si cette élection n'est une surprise pour personne, tant les sondages internes à la formation d'extrême-droite ont toujours montrés clairement l'avantage très net de la conseillère municipal d'Hénin-Beaumont sur son adversaire, il n'en reste pas moins que cette élection présage déjà un large raz de marée FN pour les prochaines élections.
Alors qu'on disait le parti fini, après des législatives catastrophiques en 2007, il semble que l'image de sa nouvelle présidente joue plutôt en sa faveur. Un tout récent sondage la crédite même de 18% d'intentions de votes, ce qui la placerait, éventuellement, en position de faire basculer le scrutin lors de la prochaine présidentielle.
De plus, tous les indicateurs le montre, l'extrême-droite en France gagne de plus en plus de terrain, face à la déliquescence du pouvoir, et des oppositions puériles de l'opposition, qu'elle soit du centre, de gauche ou d'extrême-gauche.
Alors, dans le camp de Marine Le Pen, on est confiant pour 2012. D'ailleurs, son père, lors d'un de ses récents discours, s'est dit certain qu'elle réalise un score sans précédent, voir qu'elle l'emporte au second tour.
Mais la candidate désignée pour le parti à la prochaine présidentielle inquiète surtout ses adversaires. Même Nicolas Sarkozy semble redouter de devoir faire face à l'avocate de 42 ans. Rien ne semble pouvoir lui résister. Pour preuve, les unes et articles que lui ont récemment consacrés tous nos confrères, ceux de Marianne, entre autres.

jeudi 13 janvier 2011

Et si demain ?


Nous sommes à moins de 18 mois du résultat de cette présidentielle qui passionne déjà tant les Français. Et certains ont déjà leur petite idée du scénario de cette élection version 2012.
Une réélection de Nicolas Sarkozy ? Une victoire écrasante de Dominique Strauss-Kahn ? Une montée prévisible de Marine Le Pen ? Une surprise de l'extrême-gauche ? Eva Joly présidente ? François Bayrou face à Martine Aubry au second tour ?
Dites nous ce que vous espérez, ce que vous redoutez, votre vision à l'heure actuelle de l'échéance de mai 2012. Exprimez-vous en laissant un commentaire sur ce post.
Nous publierons vos réactions actuelles au lendemain des résultats du premier et du second tour pour observer les changements survenus durant ces 18 mois de pré-campagne et de campagne.
Nous rappelons que tout le monde peut s'exprimer sur ce blog, gratuitement, et même en restant anonyme si vous le souhaitez. Nous veillons simplement à ce qu'il n'y ai aucun propos déplacé, ou allant à l'encontre de la loi.

mercredi 12 janvier 2011

Dupont-Aignan : une candidature de salut public


Le leader de "Debout la République !" a clairement énoncé lors de ses voeux à la presse qu'il considérait sa candidature comme celle du salut public pour les Français.
Il explique sa position en précisant que l'UMP et le PS continuant depuis 20 ans à présenter la même politique, ils laissent un large boulevard à l'extrême-droite, et plus particulièrement à Marine Le Pen.
Le député de l'Essonne se pose donc clairement comme une alternative, aussi bien aux deux partis majoritaires qu'à la montée de l'extrême-droite.
Et plus rien ne semble lui faire peur, car dans le même temps il a proposé à Nicolas Sarkozy, ou à défaut, à François Fillon, de venir débattre publiquement de l'euro, dont il souhaite que la France se retire.
"Si Nicolas Sarkozy est un homme, qu'il ose me proposer un débat sur la sortie de l'euro" a-t-il ironisé. Il s'est même déclaré prêt à ouvrir le débat à la conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, elle aussi favorable à la sortie de l'euro.
Il s'est également montré confiant pour cette année 2011, qui devrait lui permettre d'obtenir les 500 parrainages nécessaires pour accéder au premier tour de la présidentielle. On voit donc que le maire d'Yerres est en pleine confiance actuellement.

La réponse de Jacques Cheminade : "La place que nous réservons au handicap dans notre société révèle son état."

Le handicap, une chance pour la civilisation

La place que nous réservons au handicap dans notre société révèle son état.
Ou bien il s’agit d’une société totalitaire, qui exclut ou même extermine les plus vulnérables, ou bien d’une société fondée sur l’égalité des droits et des chances, dans laquelle chacun participe au projet de solidarité et de progrès pour le bien commun de tous les vivants et des générations futures.
Faire des citoyens handicapés des acteurs de leur vie, c’est créer une dynamique de la participation au cœur même de notre société ; ce n’est donc pas simplement assurer la justice la plus élémentaire en leur faveur, c’est prouver par des actes que l’on s’engage à élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine. C’est donc agir aussi en notre faveur à tous, en respectant la part d’humanité qui est en chacun d’entre nous.
Là est aujourd’hui le problème. Car de belles déclarations de principe ne sont trop souvent pas suivies d’effet. Nous disposons en effet de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, du 11 février 2005, et d’un ministre, Mme Marie-Anne Montchamp, qui est personnellement et sincèrement attachée à rendre justice à ces personnes. Cependant, elle se trouve dans un gouvernement qui s’est engagé à renflouer les établissements financiers plutôt qu’à accroître les budgets de la solidarité et de l’intégration sociales. Aussi, les mesures prises en application de la loi de 2005 sont insuffisantes, financièrement et socialement, et les mesures complémentaires qui seraient nécessaires ne sont pas prises, parce que la tête et l’argent sont ailleurs.
Lorsque les emplois sont supprimés dans les milieux scolaires et médicaux ; lorsque l’accès aux soins est rendu plus coûteux pour les plus faibles (franchise médicale annuelle de 50 euros, puis de 50 centimes pour chaque boîte de médicaments prescrits, accroissement de la charge individuelle par journée d’hôpital, projet de faire davantage prendre en charge par les malades les frais de maladies chroniques et de longue durée…) ; lorsque des mesures sont prises sans concertation avec les associations représentatives des personnes handicapées et les parents d’enfants handicapés, l’on crée une logique politique opposée à celle de la justice en faveur des personnes handicapées.
Déjà, des mesures facilitant l’euthanasie volontaire, qui sont proposées au Parlement, constituent un premier pas vers un mépris intolérable de la vie humaine dont on frémit de voir les conséquences pour les handicapés.
Aussi, mon engagement est-il de changer radicalement de priorités, en remettant l’homme avant les spéculations et les profits financiers, en refusant la loi du Fonds Monétaire International, de la Banque Centrale Européenne et des grandes banques d’affaires, aujourd’hui privilégiées. Je me bats pour que dans les faits, les moyens soient réellement donnés d’exprimer l’égalité des droits des citoyens en faisant respecter le droit à la compensation des conséquences des handicaps.
Le vouloir, c’est se battre pour changer la règle du jeu de notre société, tant au niveau national qu’international. C’est là le point de départ, sans lequel prétendre bien agir se réduit à un discours de dame patronnesse.
Ma politique vis-à-vis du handicap s’inscrit donc dans un ensemble qui seul peut lui donner sens et moyens de se faire. En un mot, arrêter le démantèlement systématique du programme du Conseil national de la Résistance, que réclame ouvertement le MEDEF, reprendre le combat contre les féodalités financières et rétablir l’esprit des Pierre Laroque est la condition de départ pour une politique de justice et de progrès sociaux dont notre action dans le domaine du handicap est le révélateur.
Cette action, qui sera un des piliers de mon projet, comprend les points suivants :

1) Aides et interventions de l’Etat en application des principes de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées et de notre loi du 11 février 2005.
-- sensibiliser l’ensemble des Français, par une campagne simple et directe, à la situation du handicap. Aujourd’hui, il y a 5 millions d’handicapés en France, soit 10% de la population, et une personne sur quatre est directement ou indirectement touchée. Une prise de conscience plus grande est nécessaire pour que nous puissions tous nous regarder en face. Le prochain Président doit déclarer les années à venir années du handicap, pour rattraper au moins le retard que nous avons sur beaucoup d’autres pays européens, à niveau de développement comparable, et innover pour manifester que le mot « République » a un sens.
-- obtenir la compensation de l’Etat en faveur des départements concernant la prestation de compensation du handicap (PCH). Aujourd’hui, la PCH dont on bénéficié 717 000 personnes a coûté 843 millions d’euros aux collectivités pour seulement 509 millions de contrepartie de l’Etat. C’est scandaleux pour la PCH comme pour l’Aide personnalisée d’autonomie et le Revenu de Solidarité Active, qui souffrent du même abandon par l’Etat. Dans ces trois cas, et ici en particulier en faveur d’une PCH réévaluée, l’Etat doit tout simplement faire son devoir.
-- augmenter l’Allocation pour Adulte Handicapé (AAH) au niveau SMIC, avec un suivi de l’inflation réelle et non de l’inflation calculée sur des bases ne correspondant pas aux besoins des personnes handicapées. Il est scandaleux qu’aujourd’hui le montant maximum de l’allocation, pour une personne qui ne dispose d’aucunes ressources, soit à peine supérieur à 700 euros !
-- doubler le montant de la PCH, qui aujourd’hui s’élève à peine au dessus de 100 euros.
-- rétablir les aides en faveur de l’embauche de salariés handicapés, la baisse du montant des contributions versées par les entreprises n’étant pas totalement justifiée par un meilleur respect de leurs obligations en matière d’emplois de personnes handicapées. Une vérification plus rigoureuse s’impose, ainsi qu’au besoin un abondement par l’Etat.
-- faciliter réellement le cumul entre l’AAH et les revenus du travail sans diminuer le montant perçu par les personnes concernées.
-- soutenir les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) et leur permettre de remplir réellement leur rôle de guichet unique pour information, accompagnement et conseil en matière d’aide et d’insertion professionnelle. Elles ne doivent pas simplement assurer une aide pour remplir des formulaires mais devenir des centres actifs. Pour cela, elles doivent en recevoir les moyens, par une convention pluriannuelle d’objectifs et de moyens signée par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, le Conseil général et l’Etat. En tout cas, un dispositif pérenne doit être mis en place pour apurer le montant cumulé de la dette du ministère du Travail à leur égard (ici aussi, il s’agit de crédits non versés par l’Etat).
-- une meilleure orientation au niveau des MDPH permettra de mieux orienter l’insertion des handicapés dans les entreprises et pour les cas plus spécifiques, dans les Etablissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT), où les salaires doivent être supérieurs au SMIC et la motivation assurée par une gestion par projets.
-- créer un répertoire national des compétences nourri et reconnu par les deux univers de l’Education Nationale et de l’entreprise. Un Fonds d’intégration pour les personnes handicapées doit être créé pour les aider à se préparer au monde du travail en fonction du répertoire ainsi défini.
-- ne jamais fermer les centres spécialisés et médicalisés par mesure d’économie financière. Il est plus que souhaitable que les enfants handicapés soient intégrés à la vie scolaire, mais non parce qu’une place à l’école coûte dix fois moins cher qu’en structure adaptée. Surtout, il est nécessaire de créer plus de places dans les foyers pour enfants autistes, ainsi que des foyers d’accueil médicalisés pour autistes adultes. Notre pays est en retard sur ce point, ce qui est inadmissible.
-- ne pas réduire le nombre d’enseignants et renforcer le secteur médico-social en effectifs. Un personnel soignant spécialisé doit être prévu pour les enfants handicapés lourds (handicap mental) et une formation des enseignants doit être organisée pour les préparer à accueillir les enfants handicapés. Cette formation doit être intégrée dans les études des Ecoles Normales. Un corps d’enseignants spécialisés et détachés doit être créé pour porter conseil aux autres enseignants. Tous les ans, pour vérifier que l’enfant handicapé bénéficie réellement du projet, il faut réunir thérapeutes, parents et enseignants au sein d’une commission d’intégration de l’enfant au milieu scolaire, suivant une pédagogie différenciée adaptée à chaque enfant. Il faut faire du « sur mesure » pour tous.
-- Enfin, la présence d’un enfant handicapé dans une classe n’est pas un handicap mais un enrichissement pour les autres élèves. Encore faut-il que les enseignants, formés comme nous l’avons dit, forment à leur tour leurs élèves à cette vie en commun, cette unité dans la diversité qui est la base de toute République.

2) Mesures complémentaires en matière de logement et d’accessibilité.

Ces mesures constituent l’environnement indispensable dans lequel les aides et interventions de l’Etat pourront prendre tout leur sens et étendre leur portée publique.

A) En matière de logement et de scolarité

-- une aide pour permettre aux propriétaires occupants et aux propriétaires bailleurs doit être mise en place afin qu’ils puissent financer le coût des modifications rendant leur logement plus accessible aux personnes handicapées, en particulier celles à faible revenu. Ici l’Etat doit intervenir, mais aussi les collectivités territoriales et l’Europe.
-- des Bourses pour étudiants subissant une invalidité permanente doivent être prévues pour payer leurs frais de logement indépendant, leurs frais de scolarité et l’achat de leurs livres, ainsi que les services qui leur sont indispensables (preneurs de notes, appareils en braille etc.).

B) En matière de travail

-- une aide aux handicapés prévoyant de créer leur entreprise doit être prévue, après examen par le Fonds d’intégration pour les personnes handicapées.
-- une aide à la constitution de plateformes de télétravail. Il s’agit de regrouper en un lieu socialisé et facile d’accès télétravailleurs handicapés et non handicapés, avec une cantine et un service de transport assuré. L’idée est d’organiser un travail en commun, pour briser l’isolement à domicile des télétravailleurs, et d’assurer l’intégration sociale entre travailleurs de d’entreprises et de secteurs d’activités différents, handicapés ou pas.

C) En matière d’accessibilité générale

-- permettre aux personnes handicapées de maîtriser les lieux urbains.
Il ne s’agit pas seulement de rendre les lieux accessibles, ce qui est loin d’être le cas partout, mais de rendre la lecture de la ville accessible. Pour les aveugles et les malvoyants, cela signifie la mise à disposition de plans et horaires en braille ou d’un système vocal dans toutes les gares routières et ferroviaires, ainsi que la fabrication de tickets de bus, de tram et de train écrits en braille, ainsi que la pose de bandeaux podotactiles sur les passages piétons. Etablir des déposes minute près des commerces, afin de pouvoir déposer une personne handicapée et venir la rechercher.
-- augmenter le nombre de places de stationnement pour personnes handicapées, avec pour objectif d’en avoir dans chaque ville un pourcentage correspondant au moins à celui de la moitié du nombre d’handicapés y résidant. Munir progressivement les places d’un dispositif permettant de savoir à distance si elles sont libres ou pas.
-- contraindre les établissements bancaires à mettre à disposition des distributeurs automatiques de billets accessibles en fauteuil.

3) Autres domaines :

Les personnes handicapées doivent aussi pouvoir avoir accès au monde.
-- tourisme : mettre progressivement en place une organisation nationale permettant aux personnes handicapées d’être considérées tels des touristes comme tous les autres. Mettre à leur portée leur ville et des lieux nouveaux dans leur pays et dans le monde est essentiel à leur intégration sociale.
-- accessibilité numérique : elle est prévue par les textes, mais il faut s’en donner les moyens réels.
-- aide aux pays en développement : il est nécessaire de faire communiquer et coopérer les personnes handicapées de notre pays avec celles de pays en développement. Les expériences comme celles d’ateliers de réparation de cycles en Guinée, organisés par l’Association des handicapés et des personnes en situation difficile en Guinée, sont très enrichissantes. La formation pour y être employé s’y conjugue à des cours d’alphabétisation, emploi et éducation se soutenant ainsi mutuellement. La France s’honorerait en soutenant davantage ce type d’expériences, en y associant personnes handicapées et non handicapées de notre pays. Il y a 650 millions de personnes handicapées dans le monde, dont près de 450 millions vivent sous le seuil de pauvreté dans les pays en développement. Une réelle expérience de développement mutuel pourrait devenir le noyau d’une coopération internationale entamée par des villes jumelées, mais qui devrait recevoir les moyens de s’étendre.

L’on voit ainsi que le handicap est un révélateur politique. On dira, en prenant conscience de ces suggestions, inspirées à la fois par les Mouvements pour les handicapés, les travaux du Comité national consultatif des personnes handicapées et une expérience politique personnelle, que c’est trop cher, qu’on ne peut pas tout faire en même temps et que c’est bien beau, mais utopiste.
Il est vrai qu’au sein du système financier, monétaire et social existant, qui ne respecte plus la dignité de la personne humaine, il en est bien ainsi.
C’est la raison même pour sortir de ce système injuste en se battant pour rétablir la priorité de la personne humaine et des capacités créatrices, contre un ordre destructeur qui traite les êtres humains comme des mouchoirs jetables après usage et nous mène au chaos si rien n’est fait pour l’inverser.
Je dirais plutôt, comme Jaurès, que le monde serait beau si toutes les idées que nous avons pouvaient être réalisées. Elles ne le seront jamais toutes, mais dès aujourd’hui, il faut prendre la direction du développement mutuel vers laquelle elles pointent. Ainsi, ou bien on considère les personnes handicapées comme un formidable potentiel pour notre société et on le réalise, ou bien on admet l’univers utilitariste et pragmatique dans lequel nous vivons, et une forme de barbarie s’installera plus vite qu’on ne le pense.
La question du handicap définit en effet vers quel horizon et dans quel sens nous sortirons de la crise de civilisation dans laquelle nous sommes plongés.

lundi 10 janvier 2011

Eva Joly entame sa campagne


La député européenne a rencontré, à l'occasion d'une réunion interne, les principaux représentants du mouvement écologiste afin de définir les éléments de sa campagne, et aussi de prévoir celle à venir des cantonales.
Dans cette optique, Eva Joly va se montrer plus active, plus présente dans les médias, et aller à la rencontre des gens sur le terrain.
Mais cette réunion a été aussi l'occasion de clarifier l'image à donner à l'ancienne juge d'instruction. Trop souvent considérée par les médias et ses adversaires, comme une candidate fraîchement débarquée et peu au courant de la politique française, Eva Joly compte bien démontrer dans les prochaines semaines la réalité de son engagement pour les Français, et sa capacité à être au plus près de leurs aspirations.
Bien entendu, il a aussi été quelque peu question de la candidature de Nicolas Hulot, qui continue à réfléchir sur un éventuel engagement dans la présidentielle.
"La décision de Nicolas Hulot, je suis bien payée pour savoir qu’on peut l’attendre longtemps ! Eva Joly doit mener sa propre campagne sans attendre de savoir ce que fera Nicolas Hulot" a lancé Dominique Voynet. Une pique pour rappeler que l'ancien animateur de TF1 avait déjà laissé planer le doute sur sa candidature en 2007 avant de se retirer finalement.
Voulant présenter la différence de leur mouvement et de ses propositions dans la campagne face aux autres formations politiques, les dirigeants d'Europe Ecologie-Les Verts veulent axer cette campagne sur la justice au sens large, tant la justice sociale qu'économique.
Dans ce processus, Noël Mamère s'est particulièrement investis. Pour lui, il faut, plus que jamais, un candidat écologiste pour défendre les idées du parti dans la présidentielle. Mais pour réussir, il faut également obtenir une symbiose entre la candidate et les militants. Toutefois, Dominique Voynet tempère ces propos, en rappelant que les primaires du nouveau parti écologiste sont encore à venir.
Rappelons que le député Yves Cochet est également candidat.
Cette réunion prend place peu de temps après les propos de Gaby Cohn-Bendhit, frère de Dany, et membre de la direction du parti, qui proposait, face aux oppositions internes qui reparaissent au sein de sa formation, de conclure une alliance avec le Parti Socialiste, en vue de la course à l'Elysée.

dimanche 9 janvier 2011

François Hollande veut gagner en 2012


L'ancien premier secrétaire du Parti Socialiste a clairement donné sa vision d'un premier tour pour que celui-ci soit favorable à une victoire de la gauche. Reçu sur l'antenne d'Europe 1 à l'occasion du "Grand Rendez-Vous" du dimanche, il a déclaré que la gauche ne pouvait plus se permettre d'avoir cinq, six, voir sept candidats pour la représenter au premier tour.
"Si toutes les sensibilités partent comme cela, flamberge au vent, comme si de rien n’était, quel premier tour on se prépare ? On peut même être écarté du premier tour, c’est arrivé."
"Le mieux ce serait de n'avoir aucun candidat écologiste" a-t-il finit par lancer.
Pas sûr que cette phrase soit très bien perçue par les militants d'Europe-Ecologie-Les Verts.
Il a toutefois nuancé son propos, en proposant une alliance entre EELV et PS avant la présidentielle, alliance qui assurerait, selon lui, la victoire qu'il appelle de ses voeux.
Le député de Corrèze a laissé entendre qu'il était pleinement mobilisé pour atteindre cet objectif, mais qu'en ce qui concerne son éventuelle candidature aux primaires socialistes, il attendait d'abord d'être réélu président du conseil général de son département, avant de prendre une décision.